La problématique des sans-abris"À Luxembourg, personne ne doit dormir dehors!"

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Cet hiver encore, de nombreuses personnes se retrouvent à la rue. Une situation dramatique et évitable selon la bourgmestre de la capitale.
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Grâce à la "Wanteraktioun" surtout, les gens qui vivent dans la rue auraient la possibilité de passer la nuit au chaud quand les températures sont glaciales à l'extérieur.

"À Luxembourg, personne ne doit dormir dehors!", a affirmé mercredi la députée-maire de la capitale, Lydie Polfer, lors du CityBreakfast. Il y aurait une offre large et variée pour les sans-abri, mais tout le monde n'y aurait pas recours.

Ce n'est pas comme si nous ne voulions pas nous occuper de ces gens, a souligné la bourgmestre. En raison des températures particulièrement basses et vu qu'un certain nombre de personnes dorment toujours dans les entrées des habitations, les responsables communaux ont rencontré le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, a expliqué Lydie Polfer. La revendication était claire: la loi votée cet été pour empêcher des gens de dormir dans des halls d'immeubles doit être appliquée:

"Parce que la police peut emmener les gens et peut les forcer à s'éloigner des entrées des habitations. Mais cela se passe très peu. Cependant j'ai dit s'il fait froid maintenant et qu'il arrive quelque chose aux gens qui sont là, c'est de la non-assistance à personnes en danger."

Mais même s'il y avait suffisamment de lits, il y aurait encore des gens qui décideraient de rester dans la rue. Christof Mann de la Direction des Affaires sociales de la Ville de Luxembourg explique qu'il y a plusieurs raisons à cela:

"Nous avons des gens qui sont encore debout la nuit à cause de leurs problèmes de dépendance, des gens qui sont poussés par leurs démons intérieurs, qui sont psychiquement malades et agités ou qui souffrent de claustrophobie. Et puis on a des gens qui viennent ici pour mendier, chacun à son territoire et une bonne place pour mendier et ne veut pas la céder."

Par exemple, pour les personnes présentant des troubles psychiques, nous voudrions voir avec le ministère de la Santé pour créer des lieux qui s'adresseraient spécifiquement à eux. Mais ce serait très difficile, car la maladie est une partie de la problématique, a souligné Christof Mann.

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