
L'association a analysé lors d'une conférence de presse les récentes évolutions et les investissements massifs dans les transports en commun.
Le transport individuel aurait été trop longtemps priorisé, ce qui aurait provoqué des retards qui ne seraient plus rattrapables.
Le Plan de mobilité 2035 présenté en avril par le ministre François Bausch aurait certes un certain nombre de facettes positives, mais comme d'autres concepts par le passé, la mise en oeuvre des mesures prendrait trop de temps, dit le président de l'"Aktioun ëffentlechen Transport", Roland Schreiner:
"Ce dont nous avons besoin, c'est d'un saut qualitatif supplémentaire dans les transports publics en termes d'attractivité, d'organisation, de qualité et d'infrastructures. Nous avons besoin d'une stratégie de transport cohérente avec le ferroviaire comme épine dorsale, qui puisse trouver une réponse aux défis en matière de mobilité dans un concept régional, national et aussi transfrontalier."
L'"Aktioun ëffentlechen Transport" a établi une série de revendications et de critiques, à propos desquelles elle échange régulièrement avec le ministère de la Mobilité.
Plus généralement, pour l'association, la promotion du train, du bus et du tram est insuffisante, considère son vice-président, Alphonse Classen:
"Nous constatons là que de nombreuses communes seraient des acteurs majeurs pour en faire la promotion. Quand on note que certaines communes ne parviennent pas à suspendre leurs affiches comme c'est prévu et ce qui est aussi leur obligation, on peut se demander si ces localités font de la publicité pour les transports en commun auprès de leurs habitants dans leurs dépliants d'informations."
L'"Aktioun ëffentlechen Transport" a aussi constaté que les entreprises de bus luxembourgeoises ont des problèmes pour recruter du personnel, qui vienne du Grand-Duché ou de la Grande Région. Des chauffeurs sont parfois recrutés dans la région parisienne.
CFL, TICE et AVL ne connaîtraient en revanche aucune pénurie de personnel. Pour l'association, ce serait clairement lié aux conditions de travail, qui ne seraient pas les meilleures dans les entreprises privées.