
L’ensemble des radars a constaté 250.000 infractions l’année dernière. 44.000 proviennent des radars mobiles et 10.600 du radar remorque. Ce qui n’a pas empêché l’année 2018 de compter 35 accidents mortels sur les routes, soit 11 décès de plus qu’en 2017.
Ce chiffre élevé d’infractions relevé par le radar remorque est imputable aux emplacements où il était installé. Un des grands avantages de ce type de radar est sa longue autonomie et le fait qu’il peut être placé le long de toutes les routes.
Le fonctionnement de ce radar est le même que celui des bornes fixes et ne nécessite pas la présence d’un agent car il est entièrement automatique. Une fois installé sur le bord de la route, le radar peut fonctionner une semaine. Les photos qui sont prises sont directement envoyées au service compétent.
À l’étranger, ce type de radar est régulièrement installé à l’entrée des chantiers. Mais au Luxembourg, il est placé aux endroits où des accidents dus à la vitesse sont constatés pour faire en sorte de baisser ce nombre comme l’explique Laurent Lentz, directeur adjoint de la police de la route.
Un quart de million de voitures ont donc roulé trop vite près des radars en 2018. Un chiffre bien trop élevé selon le ministère de la Mobilité qui va essayer les radars en tronçon qui devraient donner de meilleurs résultats que les radars ponctuels. Toutes les voitures sont détectées le long du trajet, sur des tronçons qui peuvent atteindre 15 km, pour mesurer leur vitesse moyenne. Un avertissement est dressé quand la vitesse est trop élevée, sinon les données sont automatiquement supprimées.
Plus de 50% des accidents mortels sont dus à un excès de vitesse, selon les statistiques. Il est donc important de mieux contrôler les endroits critiques. Les radars remorques et les radars en ligne qui sont installés sur la ligne droite en Junglister et Gondrange sont deux manières de mieux contrôler la vitesse et plus facilement. Ce qui permet à la police de se concentrer sur d’autres missions.