Research Luxembourg2,6% de la population luxembourgeoise possèdent des anticorps

RTL Infos
Les tests de dépistage à grande échelle ont débuté mercredi. Ils ont pour objectif d'identifier un maximum de personnes infectées afin de les isoler et d'éviter la propagation du coronavirus.

Jeudi, les scientifiques de Research Luxembourg ont une nouvelle fois expliqué l'importance de ces tests.

Ils permettent de trouver les personnes infectées asymptomatiques, de retracer leurs contacts et d'interrompre ainsi les chaînes de transmission du virus. Ce qui rendra possible un déconfinement plus sûr et plus rapide.

Pour l'instant, il y a officiellement 102 infections actives au Luxembourg. Les chiffres sont bons, mais le virus est toujours présent parmi la population. Une personne infectée qui se trouve au mauvais endroit, pourrait rapidement changer la situation.

Les chercheurs ont aussi souligné que si on compare au niveau international, le Luxembourg a un taux élevé d'infections. Il y a plus d'infections par habitant au Grand-Duché qu'aux Etats-Unis, par exemple.

Il est important de garder cela en tête. Les infections pourraient à nouveau se multiplier. La prévalence est encore élevée dans les territoires frontaliers belge et français, d'où viennent de nombreux travailleurs.

Si le 1er juin, tout rouvre sans précaution, cela pourrait signifier une deuxième vague. Le système de santé luxembourgeois serait submergé et le nombre de morts multiplié par 8 à 10, selon les modèles des scientifiques.

D'après les dernières données de l'étude CON-VINCE, 2,6% de la population luxembourgeoise possèdent actuellement des anticorps.

Dans cette étude représentative, les gens sont aussi soumis à un test de dépistage. En mai, deux personnes sur 1.751 ont été testées positives. Cela signifie que 0,08% avait le virus sans avoir de symptômes. Si on rapporte cela à l'ensemble de la population (sans les frontaliers), cela signifie que 402 personnes sont infectées sans le savoir.

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