
La conférence de la Banque asiatique d’investissement en infrastructures est annoncée comme étant la plus grande conférence internationale qui ait eu lieu ici dans le pays. 1500 personnes, dont 50 ministres des finances, sont attendues. François Aulner s'est entretenu avec le vice-président de la banque.
Sir Danny Alxander, de nationalité écossaise, était un ancien membre du parti libéral et du gouvernement britanique. La Banque asiatique d'investissement en infrastructures (AIIB) est une banque multilatérale de développement qui investit, comme son nom l'indique, dans des infrastructures. Le Luxembourg en est membre depuis sa création il y a trois ans et demi.
L'AIIB est critiquée par les ONG: Elle investirait indirectement dans l'industrie charbonnière, donc pas dans des des infrastructures durables. "Pour autant que je sache, nous n’avons pas investi dans l’industrie du charbon. Nous avons investi dans des projets tels que l’énergie hydraulique au Népal, le gaz au Bangladesh ou encore l'énergie solaire en Égypte. C’est là que nous investissons directement", répond Sir Danny Alexander.
Notre insistance a eu pour conséquence d'interrompre brièvement l'entretien. Il nous confirme qu'ils n'investissent ni directement, ni indirectement dans l'industrie du charbon. Exceptionnellement, la banque place de l'argent et des fonds, mais là aussi, il insiste sur la transparence. On sait où l'argent est investi. L'entrevue continue ensuite avec le vice-président de la banque qui déclare que ce sont leurs valeurs vertes qui déterminent comment et où il faut investir. Il assure que la AIIB financera de plus en plus de projets « verts »
L'écart est grand entre l'Asie, en particulier la Chine et les pays européens. Il existe un autre sens de la démocratie: des minorités comme les Ouïgours sont réprimées, on ne dispose pas des mêmes normes sociales et environnementales qu'ici, les tensions sont palpables en mer de Chine au niveau commercial, etc.
La question se pose: Est-ce que la Chine aurait plus d'influence en Europe?
Les pays européens espèrent au contraire, à traves cette dépendance mutuelle, pouvoir exercer une influence positive sur la Chine. Au niveau des affaires du moins.