Tribunal de Luxembourg14 mois de prison requis pour détention de matériel pédopornographique

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Le prévenu, qui est agent pénitentiaire, aurait en outre apporté à la prison une clé USB contenant ce type de matériel.
© RTL (archive)

Jeudi au tribunal de Luxembourg, le représentant du Parquet a requis 14 mois d'emprisonnement et une amende à l'encontre d'un homme de 49 ans poursuivi pour avoir consulté des images à caractère pédopornographique entre septembre 2009 et juillet 2017.

L'homme, qui est agent pénitentiaire, aurait en outre apporté à la prison une clé USB contenant ce type de matériel.

121 photos de filles âgées de 5 à 16 ans

Au cours du procès, il a été question de 121 photos à caractère pédopornographique que l'accusé avait en sa possession et sur lesquelles figuraient des filles âgées de 5 à 16 ans. Le représentant du Parquet a précisé qu'il n'y avait aucun doute sur l'âge de ces jeunes filles et que les photos avec des fillettes de 5-6 ans avaient été supprimées, au contraire de celles avec des jeunes filles de 12 à 16 ans.

L'accusé avait classé les images dans un dossier sur son ordinateur, ce qui signifie qu'il avait connaissance de ces photos, a expliqué le représentant du Parquet en réponse à l'avocat de ce dernier, qui avait avancé qu'il n'était pas clair que son client se soit rendu sur une bourse d'échanges de ce type.

Vos lunettes s'étaient embuées?

Selon Maître Roby Schons, il fallait se demander si son client avait recherché consciemment un tel matériel ou s'il avait peut-être reçu des choses sans le savoir. L'accusé devait donc être relaxé. Ce dernier a affirmé avoir enregistré des photos sans savoir ce qu'il y figurait. Il avait pensé qu'il s'agissait d'autres photos que de photos pédopornographiques et il y en avait aussi certaines qu'il n'avait pas vues. A ces mots, le président de la Cour lui a demandé: "Vos lunettes s'étaient embuées?" Le prévenu a expliqué avoir immédiatement supprimé une "photo grave".

En début de séance, l'enquêteur de la police judiciaire en charge de ce dossier avait expliqué que l'affaire avait commencé lors d'une perquisition chez un détenu dans le cadre d'une autre affaire. Ce dernier avait dit qu'il savait que des gardiens apportaient à la prison des clés USB avec du matériel pédopornographique pour 500 euros. Un autre détenu pouvait se procurer n'importe quoi grâce à un gardien. Plus tard, lors d'une audition, le premier détenu avait fourni le nom du gardien, ce qui avait entraîné une perquisition au domicile de ce dernier. L'agent pénitentiaire avait déclaré qu'il ne faisait pas de telles choses et qu'il ignorait pourquoi surgissait cette affaire. Selon l'enquêteur, il aurait dit, citation: „Vous ne trouverez rien de tel!“, après quoi les enquêteurs avaient découvert les 121 photos pédopornographiques.

Le tribunal rendra son verdict le 12 mars.

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