
Un prétendu système de fichage des employés, des eaux usées déversées dans la nature, des cadavres enterrés dans la forêt (ce que dément le directeur)... Une enquête de France Bleu, publiée récemment, a mis en cause “Les pratiques pas très nettes du zoo d’Amnéville”.
Ce lundi, France Bleu est revenu à la charge en évoquant le cas de l’ours polaire Olaf. Cet ex-pensionnaire du zoo, que connaissaient bien les visiteurs, est décédé en juillet 2018. France Bleu rappelle qu’à l’époque, le Zoo, miné par un redressement judiciaire, était contraint de faire des économies partout, “y compris sur l’équarrissage”. Le zoo aurait donc tenté “de faire disparaître le cadavre dans un site spécialisé pour le retraitement des déchets ménagers”.
Faute d’équarrisseur disponible, le cadavre de l’ours aurait été emmené au site de retraitement des déchets non dangereux d’Aboncourt (ISDND) situé à 21 kilomètres d’Amnéville. Un site habitué aux déchets ménagers et alimentaires, pas aux cadavres d’animaux. Le site d’Aboncourt, “horrifié” par la dépouille et l’odeur qui s’en dégageait, aurait refusé de s’en occuper.
Une histoire confirmée par la communauté de communes de l’Arc Mosellan et par l’entreprise qui gère la déchetterie, affirme France Bleu.
Le cadavre d’ours a donc dû être ramené à Amnéville. Là, “on a tronçonné Olaf” rapporte un employé du zoo à France Bleu. Il ajoute que les soigneurs du parc ont eu beaucoup de mal à voir ça: “Même si c’est un animal, ça fait mal”. France Bleu précise ne pas avoir réussi à savoir ce que sont devenus les restes de l’ours Olaf.
“Une information qui depuis hier fait énormément réagir et choque un grand nombre de personnes sur les réseaux sociaux, mais cette pratique n’est pas condamnable” ajoute ce mardi France Bleu. “Les autorités publiques ont fait des recherches et elles ont retrouvé sa trace chez un équarrisseur grâce à des documents administratifs archivés. Une issue conforme à la réglementation alors que le traitement de la carcasse avait mal commencé” écrit le média.
Selon le Républicain Lorrain, des voix commencent à s’élever pour nuancer les faits, comme un salarié du zoo qui se dit excédé que “que l’image du zoo soit si abîmée, ce n’est pas juste”. Selon les sources citées par nos confrères, le fait que le cadavre de l’ours ait failli finir dans une déchetterie est une erreur, qui aussitôt repérée “a été réparée”, tandis que les restes de l’animal étaient placés en chambre froide avant d’être récupérés par l’équarrisseur.