Sur Twitter, plusieurs habitués des trains circulant entre Metz et Luxembourg ont signalé cette semaine avoir été victimes ou témoins d’agressions sexuelles dans un TER qui revenait du Luxembourg en fin de journée.
Les victimes, quatre femmes, disent avoir subi les caresses d’un “frotteur” alors qu’elles étaient installées dans le TER. Certaines étaient debout dans des rames bondées, d’autres assises dans des rames où d’autres passagers étaient présents, ce qui n’a pas empêché un individu de se coller à elles.
S’il est difficile d’affirmer que les quatre jeunes femmes ont été victimes du même homme, l’une d’elles a témoigné dans le Républicain Lorrain pour alerter les autres voyageurs. Elle raconte que son agresseur s’est collé à elle dans le train, bondé, et l’avait volontairement suivie alors qu’elle avait changé de rame. C’est finalement l’intervention d’un autre passager qui a permis de mettre fin à son calvaire. Ce dernier a assuré que le “frotteur” avait une érection au moment de l’agression.
Pour contrer ce genre d’agissements, la SNCF a mis en place un numéro de téléphone, le 3117 pour un appel ou le 31177 par SMS, afin de contacter son service de sécurité.
Sur son site internet, la police française recommande en cas d’agressions sexuelles de récolter des preuves permettant de reconnaître l’agresseur. “Par exemple en cas d’agression dans les transports, demandez les coordonnées aux personnes témoins pour qu’ils puissent être auditionnés par la suite” précisent les autorités. Si vous ne pouvez pas parler, il existe un service de messagerie spécialisé pour contacter la gendarmerie la plus proche.
Il est toutefois nécessaire de porter plainte pour espérer des poursuites. En France, l’auteur d’une agression sexuelle peut être condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement, à une amende de 75.000€ et sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.