
Quelque 41.000 décès sont attribuables à l’alcool chaque année en France, dont 30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes
Bien que le volume global d’alcool pur consommé en France (11,7 litres par habitant de 15 ans et plus en 2017) soit en diminution depuis les années 1960, essentiellement en raison de la baisse de la consommation quotidienne de vin, la France reste parmi les pays les plus consommateurs d’alcool au monde, se situant au sixième rang parmi les 34 pays de l’OCDE.
Comme souvent, les statistiques cachent des disparités importantes. Si 87% des 18-75 ans consomment de l’alcool au moins une fois par an, 10% d’entre eux consomment à eux seuls 58% de l’alcool consommé.
Les disparités se marquent aussi au niveau régional. Sur l’ensemble du territoire, 10% des adultes consomment quotidiennement de l’alcool en moyenne. Ce chiffre varie de 7,1% (Île de France) à 12,6% (Occitanie).
La région du Grand Est se situe dans la moyenne nationale, avec 10,4% de consommation quotidienne (5,7% chez les femmes et 15,5% chez les hommes) et 37,8% de consommation hebdomadaire.
Le taux d’alcoolisations ponctuelles importantes mensuelles (API, six verres ou plus en une seule occasion) est en moyenne de 16,2% en France métropolitaine. Là aussi, le Grand Est fait plutôt figure de bon élève, avec un taux de 15,2%.
Cependant, le rapport note que la consommation débute précocement, plus de 85% des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté l’alcool. Les plus jeunes consomment moins régulièrement mais de façon plus excessive et ponctuelle, avec des épisodes d’ivresse. En 2017 plus de 15% avaient connu des ivresses régulières. “Cette alcoolisation ponctuelle importante est un marqueur d’appartenance à un groupe social et est favorisée par une forte tolérance sociale”, regrettent les auteurs qui rappellent l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs.
Le Grand Est fait partie des régions où l’on boit le plus de bière, avec une prévalence hebdomadaire de 19,8%, alors que la moyenne nationale est de 17,2%. La Bretagne (23,2%) et les Hauts-de-France (19,8%) sont aussi dans le haut du classement.
En revanche, c’est dans le Grand Est qu’on consomme le moins d’alcools forts avec une prévalence hebdomadaire de 7%, contre une moyenne de 9,7% dans l’ensemble du pays. Le vin est aussi mois consommé qu’en moyenne: 27,4% contre 30%.
