
À Metz, la quadrangulaire aura bien lieu : en tête avec 43,1% des voix, le maire sortant François Grosdidier (divers droite) aborde le second tour avec une marge importante sur ses concurrents. Le représentant du RN Etienne Anstett est toujours là (17%) mais il devrait avoir une forte concurrence pour s’installer comme première force d’opposition de la ville. Face à Bertrand Mertz notamment (PS - 13,4%). Et surtout face à la liste de Charlotte Leduc (LFI - 10,40%) qui vient d’enregistrer le soutien de Jérémy Roques, dont la liste d’union à gauche a manqué de peu le coche avec 9,94%.
À Thionville, le maire sortant Pierre Cuny aborde également le scrutin de dimanche avec une avance très nette (divers centre - 41,22%) sur ses poursuivants : Lionel Bieder (divers droite - 19,98%), Yan Rutili (divers - 13,63%) et Brigitte Vaisse (divers gauche - 11,37%).
À Amnéville, où le Rassemblement national est arrivé en tête (Grégoire Ladoux - 35,67%), c’est une liste d’union large qui s’est constituée en face : le maire sortant Eric Munier (divers droite - 22,57%), Emmanuel Holtz (divers centre - 21,26%) et Xavier Dieudonné (divers - 20,50%) ont annoncé leur rapprochement pour empêcher le basculement de la ville vers l’extrême-droite. La liste sera portée par Danielle Calcari-Jean, tandis que les trois têtes de liste se maintiennent en bas de la nouvelle liste.
Suspense et rebondissements de dernière minute. À Bordeaux, l’économiste Philippe Dessertine, arrivé troisième, n’a finalement pas déposé sa liste après avoir déclaré à de nombreuses reprises qu’il se maintiendrait. Une mauvaise nouvelle pour le maire écologiste sortant Pierre Hurmic, désormais face à un seul adversaire, le macroniste Thomas Cazenave.
À Paris, qualifiée de justesse pour le second tour, l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo a annoncé dans la journée qu’elle se désistait. De quoi nourrir un espoir de “remontada” pour Rachida Dati malgré les 12,5 points de retard enregistrés au premier tour face au socialiste Emmanuel Grégoire. Rachida Dati avait déjà obtenu la fusion de ses listes avec celles du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel, qui s’est cependant personnellement retiré du scrutin. À gauche, en revanche, l’Insoumise Sophia Chikirou s’est maintenue, le socialiste Emmanuel Grégoire ayant réitéré son refus --confirmé mardi lors d’un appel téléphonique-- d’une alliance après une campagne de premier tour tendue.

A Marseille, après avoir affirmé pendant des semaines qu’il se maintiendrait, le LFI Sébastien Delogu (11,94%) s’est finalement retiré face au risque d’une victoire du RN Franck Allisio dans la deuxième ville de France. Le maire de gauche sortant avait rejeté toute alliance avec lui après avoir, au premier tour, devancé d’une courte tête (36,70%) Franck Allisio (35,02%). Jean-Luc Mélenchon a dénoncé “le sectarisme aveuglé de Benoît Payan” et a vu dans le retrait de son protégé un signe de son “dévouement à la dignité de Marseille”. La LR Martine Vassal, qui a recueilli 12,4%, a elle annoncé son maintien.
Autre ville à rebondissements: Strasbourg. La sortante écologiste, Jeanne Barseghian, distancée par l’ancienne maire socialiste Catherine Trautmann, a conclu lundi un accord avec LFI. Mais Mme Trautmann a de son côté enregistré le ralliement de Pierre Jakubowicz, candidat Horizons soutenu par Renaissance, au détriment du candidat LR Jean-Philippe Vetter. Face à la colère de la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, le PS s’est désolidarisé de Mme Trautmann, désormais “en dehors du parti”. La formation d’Edouard Philippe a également rompu avec son candidat en annonçant son soutien à M. Vetter.