Herse, taser, poursuiteÀ 110 km/h en ville, sa course folle se termine sur un terre-plein à Lexy

RTL Infos
Selon nos confrères du Républicain lorrain, un nouveau refus d’obtempérer a mobilisé dimanche après‑midi les policiers de Longwy‑Villerupt.
© afp

Tout commence rue Mercy, à Longwy, lorsqu’une patrouille repère une Citroën C2 lancée à vive allure avec deux hommes à bord. Les agents tentent un contrôle, mais le conducteur ignore leurs injonctions, accélère, franchit un carrefour à contresens et brûle un feu rouge.

L’automobiliste, qui n’a plus de permis, pousse sa fuite jusqu’à environ 110 km/h en pleine agglomération. Face à la trajectoire prise par la C2, les policiers sollicitent la gendarmerie de Lexy‑Longuyon. Deux militaires se positionnent alors à l’entrée de Lexy et déploient une herse. Le chauffard parvient à l’éviter, mais percute violemment un terre‑plein central avant de s’immobiliser une centaine de mètres plus loin.

Les deux occupants tentent de s’enfuir à pied. Les forces de l’ordre rattrapent d’abord le conducteur, qui se débat ; deux décharges de taser sont nécessaires pour le maîtriser. Dans la voiture, les autorités découvrent trente‑cinq cartouches de tabac de contrebande. Le passager est retrouvé peu après, caché dans le jardin d’une habitation. Pendant la poursuite, il avait jeté un objet par la fenêtre : une carte bancaire que les deux hommes sont soupçonnés d’avoir volée à une femme qu’ils auraient également tenté d’extorquer.

Placés en garde à vue puis en détention provisoire, les deux suspects, originaires de Roubaix, devaient être jugés ce jeudi 7 mai devant le tribunal correctionnel de Val‑de‑Briey. L’absence d’un avocat a entraîné le renvoi de l’affaire au 18 juin. Les prévenus resteront incarcérés à la maison d’arrêt de Nancy‑Maxéville jusqu’à cette date. Le conducteur, âgé de 27 ans, poursuivi pour sept infractions, affirme vouloir "assumer", tout en niant toute implication dans le vol de la carte bleue et la tentative d’extorsion.

Son passager, 52 ans, mis en cause uniquement pour ces faits, les a reconnus.

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