
Si les clients du Centre Saint-Jacques étaient étonnés de trouver les grilles et portes du centre commercial du centre-ville de Metz closes ce jeudi, c’est avec “stupeur” que François Grosdidier, le maire de Metz, a appris la fermeture du centre en raison d’un mouvement de grève lancé par les agents de sécurité.
Le maire de Metz leur apporte son “soutien plein et entier” puisque ces salariés - sans la présence desquels l’ouverture du centre n’est pas possible - “n’ont pas perçu leur salaire du mois de décembre” et cela “malgré un travail conséquent en raison des préparatifs des fêtes de fin d’année”, révèle le maire de Metz.
Ces agents se trouvent aujourd’hui “dans une situation financière inacceptable”, estime François Grosdidier. “Ils méritent respect, considération et reconnaissance”.
Le maire rapporte que le gérant de la SGM (Société des Grands Magasins), Frédéric Merlin, a proposé une “compensation exceptionnelle de 1.000 euros”, mais la juge “insuffisante et indigne”. Il demande au gérant de “régulariser sans délai le paiement des salaires de décembre”, et de rétablir un climat de confiance avec les salariés.
À la mi-décembre le maire de Metz avait déjà poussé un “coup de gueule” sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’état du centre commercial. Ce qui avait alors déclenché le nettoyage du site avant Noël. Mais il constate “un nouveau relâchement” et annonce renouveler la procédure.
La Ville de Metz a acheté un local dans le centre Saint-Jacques, devenant copropriétaire minoritaire. “Nous pourrons ainsi agir avec les autres face au copropriétaire majoritaire, en plus de nos actions par le haut au titre de nos prérogatives de police de l’environnement et de la salubrité publique”, annonce un maire prêt à agir.