Vignette en BelgiqueLe Luxembourg veut protéger la mobilité aux frontières

RTL Lëtzebuerg
La future vignette autoroutière belge continue de susciter des interrogations au Luxembourg.
© AFP

Si la souveraineté de la Belgique en matière de politique de mobilité n’est pas contestée, le gouvernement luxembourgeois se montre prudent face à un dispositif qui pourrait peser lourdement sur la vie quotidienne dans la Grande Région. La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, a demandé des précisions supplémentaires à la Wallonie, notamment sur les modalités d’application dans les communes frontalières.

Le Luxembourg rappelle que des milliers de personnes traversent chaque jour la frontière et que l’introduction d’une vignette pourrait compliquer leurs déplacements. Au-delà des trajets domicile‑travail, l’exécutif craint aussi un impact économique négatif sur le commerce local. Une partie du trafic pourrait se reporter sur des routes secondaires pour éviter la vignette, avec des conséquences sur la sécurité et la fluidité de la circulation.

Face à ces risques, le gouvernement luxembourgeois a proposé à la Wallonie de créer une zone frontalière exemptée de l’obligation de vignette. Une telle mesure permettrait de préserver les échanges quotidiens dans la Grande Région tout en respectant les choix politiques de la Belgique. Le Luxembourg insiste également pour que le projet de péage soit pleinement compatible avec le droit européen.

Le dossier dépasse d’ailleurs le cadre bilatéral : le Luxembourg échange aussi avec la France, l’Allemagne et les Pays‑Bas afin d’évaluer les répercussions potentielles de la vignette belge sur l’ensemble des flux transfrontaliers. Les discussions se poursuivent, dans l’attente de clarifications de la part de la Wallonie.

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