
"À ce stade, les motifs de l'acte sont inconnus", a précisé à l'AFP le procureur adjoint, Amaury Lacôte.
Des sources policières ont indiqué à l'AFP que les auteurs présumés des tirs étaient en fuite.
Selon une autre source policière, la victime était connue du Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ) et quatre individus seraient impliqués dans les faits, munis d'armes longues et d'armes de poing.
L'une d'elle a été retrouvée sur place, ainsi que de nombreuses douilles, selon la même source.
Il était environ 21h15, dans le quartier du Champ-le-Boeuf, un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), quand "un commando armé est venu assassiner un jeune qui était en bas de son immeuble puis a été poursuivi jusqu'à chez lui", relate auprès de l'AFP le maire de la commune, Christophe Choserot, qui s'est rendu sur place.
Il a constaté, ainsi que les enquêteurs, des impacts de balles sur l'immeuble. Et "à 21h, en plein milieu de l'été, les enfants, les familles sont dehors", a-t-il souligné, bien qu'heureusement "hier soir, il y avait peu de monde dehors".
Le quartier est habituellement "plutôt calme" et ne "pose pas de difficulté", explique l'édile. Des "points de deal" y sont implantés et il peut aussi y avoir des faits de délinquance comme des voitures brûlées, mais les faits de mercredi soir étaient d'un "niveau de violence rarement vu".
Le maire s'est à nouveau rendu sur place jeudi matin, pour rencontrer la famille de la victime, "évidemment sous le choc". Et dans le quartier "les gens sont absolument apeurés et sous le choc de voir ce niveau de violence qu'on ne connaît pas" ici.