Les lycéens de toute la France ne sont pas restés les bras croisés ce vendredi 2 octobre. A Thionville, une centaine d'entre eux arpentaient les rues entre les différents lycées de la ville. L’objectif ? Montrer leur mécontentement face aux emplois du temps trop chargés, ainsi que leurs conditions d’études. Dès 8h devant le lycée Rosa Parks, des pétards ont éclaté et les lycéens ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.
Plus tard dans la matinée, toujours devant le lycée Rosa Parks, une cinquantaine de jeunes est venu face aux CRS de manière pacifique pour tenter d’échanger. Une Marseillaise a même été entonnée, avant qu’un pétard ne soit allumé, ce qui a déclenché un assaut des forces de l’ordre pour éloigner les lycéens.
Quelques arrestations ont eu lieu dans la ville par la police, avec le soutien de la brigade anti-criminalité notamment sur la Place André Malraux, où un grand rassemblement s’était formé. La section canine a même été mobilisée pour disperser les foules trop nombreuses sur place.
Si aucun incident majeur n’est à déplorer pour le moment à Thionville, de nombreuses vidéos ont circulé ce jeudi où l’on pouvait apercevoir un policier se faire agresser au sol par un groupe de jeunes, suivi d’arrestations par les forces de l’ordre. Des commerces ont été vandalisés, saccagés et de nombreux coups ont été échangés entre lycéens et riverains.
Dans d’autres villes alentour, les violences continuent avec des incendies volontaires, des échanges de coups entre manifestants et lycéens. Les établissements tentent de freiner les débordements. A Thionville, le proviseur du lycée Rosa Parks est venu prendre la parole vers 11h à l’aide d’un mégaphone pour annoncer que “les portes étaient désormais fermées pour les lycéens désirant rejoindre les cours.” D’autres ont décidé de passer les cours en distanciel, comme au Lycée la Briquerie.