
L’affaire avait fait polémique l’été dernier: à Audun-le-Tiche, des jardins ouvriers sont devenus un véritable “bidonville” d’animaux (voir notre précédent article). Situés à la frontière, ils accueillent non seulement des potagers, mais aussi des animaux de ferme. Beaucoup d’animaux: jusqu’à 500 à un moment, affirment des militants. Poules, canards, oies, lapins, pigeons, et même des moutons et des chèvres... Rappelons que beaucoup des occupants viennent du Luxembourg voisin et ne paient plus un centime pour ces jardins.
Suite à la polémique provoquée par ces élevages sauvages (insalubrité, manque d’eau, rats, etc.), des travaux ont été annoncés. Le terrain, géré par ArcelorMittal, “va être assaini et restructuré, avec création de jardins partagés dans lesquels la détention d’animaux devrait être interdite” rapportait ainsi la Préfecture de Moselle. Ces travaux devaient débuter fin 2019 selon certaines sources, voir fin janvier 2020 selon d’autres.
Il y a quelques jours, nous sommes donc allés vérifier sur place. Visiblement, le chantier n’a pas commencé: toutes les cabanes sont encore là. Pour les animaux, difficile de vérifier, les animaux étant généralement confinés à l’intérieur pendant l’hiver. Mais certaines ne sont clairement pas vides: on a entendu des poules et des coqs.
Nous avons contacté la préfecture de Moselle, qui n’a malheureusement pas pu nous informer sur le suivi des travaux: “S’agissant d’un terrain appartenant à la société ArcelorMittal, les services de l’Etat ne sont pas en charge de sa restructuration”. La préfecture confirme également que, en l’état actuel des choses, les occupants des jardins sont toujours libres d’élever des animaux sur ces terrains.
Nous avons aussi contacté un responsable chez ArcelorMittal, qui n’a pas répondu à nos sollicitations. Affaire à suivre, donc...
Notre vidéo réalisée en août dernier: