
Depuis son annonce du 21 avril, les compétences de chef de la diplomatie étaient assumées par le Premier ministre, Alexander De Croo.
Cette démission ouvre la voie à un remaniement ministériel et à la nomination d’un nouveau titulaire pour ce poste sensible, en pleine guerre en Ukraine, aux portes de l’Europe.
“La maladie de mon mari sera un combat difficile que je veux mener à ses côtés et aux côtés de nos enfants. Mes fonctions actuelles au sein du gouvernement ne me le permettraient pas”, a expliqué Mme Wilmès dans un communiqué.
“C’est avec émotion que je pense toujours à celles et ceux qui se battent également contre la maladie. Je remercie du fond du cœur les très nombreuses personnes, de tous horizons, qui nous ont témoigné et nous témoignent encore leur soutien au quotidien”, a ajouté l’ancienne Première ministre.
Cette élue du Mouvement réformateur (MR, le parti libéral francophone) précise qu’elle redeviendra députée fédérale à partir de la rentrée parlementaire.
Sophie Wilmès, 47 ans, ancienne ministre du Budget, était devenue en octobre 2019 la première femme à occuper le poste de Premier ministre en Belgique, après le départ de Charles Michel, issu du même parti, vers la présidence du Conseil européen, instance représentant les 27 pays membres de l’UE.
“Notre gouvernement perd une grande dame”, a réagi jeudi soir le Premier ministre Alexander De Croo, en saluant le “choix courageux” de Mme Wilmès. “C’est un choix à la hauteur de la personne qu’elle est, sincère. Un choix qui nous fait tous réfléchir au sens de la vie et nous rappelle ses priorités”, a poursuivi ce libéral flamand.
M. De Croo n’a pas donné d’indication à ce stade sur le remplacement de celle qui était aussi vice-Première ministre, cheffe de file des libéraux francophones au sein du gouvernement.
Le 21 avril, Sophie Wilmès avait annoncé qu’elle quittait temporairement ses fonctions pour être présente auprès de son mari dans “son combat contre un cancer agressif du cerveau”.