
Arrivée il y a un peu plus d’un an en province du Limbourg avec le mâle August, la louve Naya avait été filmée au début de l’été 2019. Pour les chercheurs, il ne faisait aucun doute que la femelle s’était accouplée et allait mettre au monde une portée de louveteaux.
De bonnes nouvelles qui ont laissé place à l’incertitude puis à un terrible constat: elle n’a plus été vue depuis, alors que ses petits devraient être âgés de quatre mois environ. Pour l’agence belge Natuur & Bos (Agence pour la nature et la forêt, ndlr) il ne fait aucun doute que Naya et ses petits ne sont plus en vie.
Après avoir constaté qu’August avait cessé de lui apporter de la nourriture, et sans avoir pu la retrouver, les agents ont été aiguillés par une source anonyme vers un possible empoisonnement. De nombreuses analyses d’excréments de loups n’ont toutefois pas permis de déceler de traces de poison.
L’agence a poursuivi ses recherches, notamment via des rondes, grâce aux nombreuses caméras installées dans la zone et au travers de nouvelles analyses pour détecter une éventuelle maladie. Là encore, les résultats étaient tous négatifs.
Lors d’un vol de drone visant à repérer Naya, qui s’est révélé infructueux, la police fédérale est parvenue à débusquer deux chasseurs, leurs armes chargées et prêtes à faire feu, dans une zone interdite à la chasse. Leur permis leur a été retiré.
Les recherches ne donnant rien, l’agence belge estime que Naya et ses petits ne sont plus en vie et avance que des “professionnels” - sous-entendu, des braconniers - sont responsables de leur disparition. Ces derniers auraient vraisemblablement pu trouver son terrier et y descendre pour la tuer elle et ses petits. Natuur & Bos assure que son enquête continue et qu’elle mettra tout en oeuvre pour identifier et arrêter ceux qui ont commis ce crime.
August, le mâle, est lui toujours présent dans la région et ne semble pas décider à migrer ailleurs. Les spécialistes s’accordent à dire que compte tenu de leur présence grandissante dans les pays voisins, d’autres loups devraient le rejoindre. Ce qui imposera aux éleveurs de multiplier leurs actions de prévention pour protéger les troupeaux.