
C’est un sujet fâcheux qui va être évoqué ce mardi au Luxembourg par Amélie de Montchalin et Corinne Cahen, respectivement secrétaire d’État française chargée des affaires européennes, et ministre luxembourgeoise à la Grande Région.
Un sujet très “affaires européennes” et “Grande-Région” justement, puisqu’il s’agit de la mise aux normes des trains français circulant au Luxembourg.
Une mise aux normes qui donne des sueurs froides aux usagers des TER car au 1er janvier prochain, plus aucun train non-équipé du système de sécurité ERTMS ne pourra circuler au Luxembourg. Or, si les CFL sont déjà prêts, la SNCF et la Région Grand Est sont la traîne. Courant janvier, seulement la moitié de ses trains (12 à 14 rames) seront équipés et pourront franchir la frontière, ce qui oblige la SNCF à préparer un plan de transport adapté (tous les détails ici).
Selon nos confrères de France Bleu Lorraine, Amélie de Montchalin réclame donc “une solution concertée” sur ce nouveau système de sécurité des trains. Faut-il comprendre qu’elle demande au Luxembourg de faire un effort en reportant l’échéance du 1er janvier 2020, que l’on sait désormais intenable pour la France? On en saura plus à l’issue de la rencontre ce mardi à Luxembourg.
Mais la secrétaire d’État estime d’ores et déjà que l’alternative trouvée pour les 12.000 usagers du TER Metz-Luxembourg (des changements de train en gare de Thionville, en attendant que tous les TER soient mis aux normes) “ne va pas aider le territoire”. Traduction: frontaliers, préparez-vous à (encore plus) souffrir...