
La semaine a démarré sur les chapeaux de roue dans le secteur santé en France avec 90% de l’effectif soignant des urgences adultes de l’Hôpital de Pontoise qui s’est retrouvé en arrêt maladie lundi matin.
Un scénario qui rappelle celui des urgences de l’hôpital Bel-Air de Thionville où des 55 infirmiers et aide-soignants sur 59 avaient été placés en arrêt maladie le vendredi 30 décembre 2022. En cause un afflux de patients croissant liés au Covid-19 et la grippe, mais surtout un personnel au bout du rouleau, physiquement et moralement, tant les conditions de travail sont compliquées.
Une crise inédite à Thionville qui est à lire comme “un cri d’alerte, un cri du cœur” des infirmiers et des soignants, avait expliqué à RTL 5 Minutes Clarisse Mattel, infirmière et secrétaire générale du syndicat MICT-CGT. La semaine passée a était particulièrement mouvementée en Moselle puisqu’elle s’est achevée par le déclenchement du Plan blanc dans l’intégralité des établissements de Santé. Alors même qu’Emmanuel Macron annonçait vendredi vouloir “garder les soignants” au moment de dévoiler son Plan de réorganisation du travail à l’hôpital “d’ici au 1er juin”.
Selon nos informations, une partie du personnel qui était en arrêt maladie aux urgences de Thionville était effectivement de retour à Bel-Air vendredi.
De sorte que “l’Unité d’hospitalisation de courte durée a rouvert une dizaine de lits aux urgences de Thionville pour prendre en charge des patients qui avaient été aiguillés vers d’autres établissements (dont l’hôpital de Mercy à Metz principalement, ndlr)”, assurait lundi soir la direction du CHR Metz-Thionville.
Une semaine après avoir proposé aux soignants des urgences de Thionville des solutions concrètes comme l’embauche rapide de 12 postes de travail supplémentaires aux urgences (6 postes d’infirmiers et 6 postes d’aides-soignants), la création d’une fonction de “gestionnaire des flux” ou encore une réorganisation des locaux des urgences, la direction ne se prononce pas sur la date de sortie de crise.
Elle assure que les créations de postes “ne sont pas du tout un point d’achoppement” dans la négociation en cours depuis une semaine et que “les discussions sont vraiment constructives”. Des réunions se sont encore déroulées lundi et l’ensemble des syndicats a été concerté au cours du week-end.
Affaire à suivre donc.
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