Crash près de NancyDes juges d'instruction vont enquêter pour "homicides involontaires"

RTL Infos
L'accident d'avion qui a fait 11 morts près de Nancy fait l'objet d'une enquête pour "homicides involontaires". Le dossier est confié à des juges d'instruction.
© AFP

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges d'instruction, pour "homicides involontaires" après l'accident d'avion qui a coûté la vie à 11 personnes fin juin près de Nancy, a indiqué mardi le ministère public.

"Les investigations se poursuivent désormais sous la direction de trois juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris" et cherchent à "déterminer les causes de l’accident, qu’elles soient d’origine matérielle ou humaine", précise le parquet.

Onze personnes dont cinq devaient faire leur baptême de parachutisme, ont été tuées le 28 juin à Tomblaine, dans la banlieue de Nancy, dans la chute encore inexpliquée, très peu de temps après le décollage, du petit avion qui les transportait. Il s'agit de l'accident d'aviation légère le plus meurtrier en France.

Une enquête pour "homicides involontaires" avait été ouverte par le parquet de Paris et le procureur adjoint en charge du pôle accidents collectifs, Christian de Rocquigny, s'était rendu sur le site de l'accident.

"Le procureur adjoint a pu constater l’état de la carcasse de l’avion, très violemment percuté en son avant", indique le parquet mardi.

Une fois les causes de l'accident déterminées, les investigations "rechercheront si la responsabilité pénale de personnes physiques ou morales poursuivables apparaissent engagées", explique le ministère public. "Notre enquête a pour objectif d'expliquer, d'avoir des réponses (...) à ce qui s'est passé et à la genèse des faits", avait déclaré Christian de Rocquigny, le 30 juin, lors d'une conférence de presse à Nancy.

"Si on identifie des responsables", l'objectif sera aussi "de les juger. Et le jugement dans ces cas-là est mené (...) devant le tribunal correctionnel de Paris", avait-il ajouté.

Le Bureau enquêtes accidents (BEA) est chargé "d’une enquête civile" pour déterminer si la cause du crash est "technique" et "éviter" ainsi "que les circonstances ne se reproduisent", souligne le parquet de Paris.

Cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves, et le pilote de l'aéronef ont perdu la vie dans cet accident.

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