
Depuis le début de la guerre au Moyen‑Orient, qui a un impact massif sur l’évolution des prix, l’Iran ayant bloqué l’important couloir maritime qu’est le détroit d’Ormuz, le prix du carburant a flambé dans le monde entier.
Depuis le début du conflit, le 28 février, le prix du diesel a fortement augmenté : plus de 37 centimes par litre, passant de 1,485 € le litre (à la date du 3.3.26) à 1,856 € le litre (
à la date du 17.3.26).
C’est pareil pour l’essence : sur la même période, le prix du SP 95 a augmenté de presque 22 centimes, passant de 1,483 € le litre (à la date du 3.3.26) à 1,702 € le litre (à la date du 17.3.26). Le SP 98, lui, est passé de 1,617 € à 1,779 € le litre sur cette période, ce qui représente, avec 16 centimes, la plus faible hausse.
On peut faire bien peu pour mettre fin à la guerre, tout comme on a très peu d’influence, en tant que consommateur, sur le prix de l’essence et du diesel. Quand on a besoin de sa voiture, on a les mains liées, et il faut bien vivre avec les hausses de prix actuelles…
Ce que l’on peut toutefois contrôler, en revanche, c’est sa propre consommation de carburant coûteux. Voici quelques conseils et astuces pour économiser un ou deux litres à chaque plein.
Si vous appuyez constamment sur l’accélérateur et freinez brusquement, vous consommez beaucoup d’énergie, donc du diesel ou de l’essence inutile. Pour économiser du carburant, les points essentiels à garder en tête sont une conduite calme et régulière, le regard porté loin devant, l’anticipation des situations et l’adaptation précoce de son style de conduite.
Un conducteur économise le plus de carburant en évitant les vitesses élevées et en essayant de ne pas accélérer trop rapidement ou trop fortement. Ce qu’il a pourtant tendance à faire sur l’autoroute en particulier, ce qui dévore évidemment le contenu du réservoir à une vitesse supérieure à la normale. Il suffit de regarder l’affichage de la consommation à ces moments‑là, pour comprendre.

Si vous conduisez calmement, en gardant suffisamment de distance et sans profiter de chaque situation pour accélérer, vous arriverez à destination à moindre coût (et au passage, aussi plus en sécurité). Mais même en ville, où, si vous n’êtes pas attentif, vous devez sans cesse vous arrêter avant de ré‑accélérer, cela finit par coûter inutilement de l’argent.
Si vous conduisez une voiture à boîte manuelle, il faut, pour consommer moins de carburant, passer tôt dans les rapports supérieurs. Avec les véhicules modernes, cela ne pose quasiment plus de problème, la voiture ne risque pratiquement plus de caler. Beaucoup de voitures indiquent aussi au tableau de bord le moment idéal pour changer de vitesse. Il est recommandé de suivre ces indications.

Il est en général utile d’avoir le regard fixé vers l’avant pour reconnaître et évaluer les situations suffisamment tôt. Si vous voyez de loin que vous devrez ralentir en raison d’un embouteillage ou d’une limitation de vitesse, vous pouvez lever le pied et laisser la voiture rouler librement. C’est aussi très utile aux feux rouges. Beaucoup de voitures modernes utilisent automatiquement cette énergie cinétique et n’ont pas besoin de carburant pour continuer d’avancer.
Un dispositif start‑stop, qui met le moteur en veille lorsqu’il n’est pas utilisé, par exemple à un feu rouge, doit être activé lorsque vous conduisez. Beaucoup d’automobilistes ont tendance à le désactiver volontairement. Surtout en ville ou dans le trafic aux heures de pointe, il permet pourtant d’éviter de gaspiller inutilement du carburant. Si vous êtes immobilisé plus longtemps, par exemple à un passage à niveau ou à un feu rouge, vous pouvez aussi couper manuellement le moteur sur un modèle plus ancien.
Tout ce qui fonctionne à l’électricité dans une voiture consomme du carburant, puisque la batterie fait partie du véhicule et doit être rechargée. La radio allumée, le téléphone en charge, la climatisation ou le chauffage poussés au maximum, les sièges chauffants ou encore les enfants qui rechargent leur tablette à l’arrière… Tout cela augmente la consommation. Il vaut donc la peine de se demander quels systèmes, programmes ou appareils sont réellement nécessaires, et pendant combien de temps ils doivent être effectivement utilisés.

Un bon pneu garantit un contact optimal entre la voiture et la route, et idéalement, il doit aussi avoir la bonne pression. Si celle‑ci est trop basse, la résistance du pneu sur la chaussée augmente, ce qui fait grimper la consommation et l’usure. Lors de l’achat de pneus, il est donc utile de regarder le label européen apposé dessus, qui fournit notamment des informations sur l’efficacité énergétique.
Par ailleurs, il faut essayer de limiter au maximum la charge posée sur les pneus. Un coffre rempli à ras bord ou un coffre de toit lourd augmentent la consommation de carburant. Les coffres de toit, en particulier, génèrent également une résistance aérodynamique plus élevée.
Un moteur met un certain temps à atteindre sa température de fonctionnement. Tant qu’il ne l’a pas atteint, la voiture consomme beaucoup plus de carburant que par la suite. C’est pourquoi, en termes de consommation, il n’est pas recommandé de ne faire que de très courts trajets en voiture. Comme alternative, vous pouvez souvent très bien utiliser les transports publics gratuits, le vélo ou simplement marcher. Si vous devez malgré tout utiliser la voiture pour de courtes distances, il vaut mieux regrouper plusieurs étapes en un seul trajet afin d’éviter au moins un démarrage à froid du moteur.
Lorsque vous vous déplacez à l’étranger, il est recommandé de s’informer sur les prix, car ceux‑ci varient d’un pays à l’autre, mais aussi d’un endroit à l’autre à l’intérieur d’un même pays, et parfois même selon l’heure.
Faire le plein directement sur l’autoroute peut souvent s’avérer bien plus cher que de s’arrêter quelques kilomètres plus loin dans un petit village pour faire le plein. Comparer les prix et planifier son trajet à l’avance en pensant au ravitaillement, est presque indispensable.