Culture Trip"Luxembourg mérite qu'on s'y attarde"

RTL Infos
Fondée en 2011, la start-up Culture Trip s'est développée en Europe et aux États-Unis. L'équipe dirigeante était pour quelques jours à Luxembourg. Nous avons rencontré Kris Naudts, son fondateur et PDG.
Kris Naudts
Kris Naudts

L’histoire de Culture Trip a tout de la success story 2.0. Derrière le site aux 20 millions de visiteurs mensuels, il y a Kris Naudts, un psychiatre belge installé à Londres qui a décidé de changer de vie. Il a d’abord voulu créer une librairie en ligne pour rassembler les livres qui inspiraient ses voyages et s’est rapidement diversifié pour devenir un site de recommandations, de conseils et d’inspirations.

Fondée en 2011, la start-up a grandi au fur et à mesure des levées de fonds en Europe, puis aux États-Unis. Elle emploie aujourd’hui 300 personnes, à Londres, New York et Tel Aviv.

Les membres de la direction étaient de passage à Luxembourg pour une réunion stratégique, ce qui nous a permis de les rencontrer et d’interviewer Kris Naudts.

Pourquoi avoir choisi Luxembourg pour votre réunion de direction?
“Luxembourg est central pour tout le monde et nous permettait de rencontrer les responsables de Luxembourg for Tourism qui sont intéressés par notre travail. Le secteur du film qui est actif au Luxembourg m’intéressait aussi.”

Avez-vous été surpris par Luxembourg?
“En tant que Belge, je ne me sens pas dépaysé au Luxembourg. Mais j’ai découvert et appris divers aspects que peu de gens connaissent qui valent la peine d’être présentés sur notre plateforme: la diversité culturelle est assez incroyable! Nous avons fait le tour de la vieille ville classée Unesco, c’était fantastique.”

Comment avez-vous créé Culture Trip?
“J’ai une formation en médecine, en psychiatrie, mais j’ai toujours eu une passion pour la créativité et je voulais pouvoir construire quelque chose. L’idée de Culture Trip est de créer un espace en ligne où les gens puissent se rendre avant de voyager dans un nouvel endroit pour trouver des histoires de créateurs locaux et se sentir connectés au monde qui les entoure. Il ne s’agit pas d’expliquer qu’il faut visiter la Tour Eiffel ou la Statue de la Liberté, mais de proposer des destinations et des expériences hors des sentiers battus. Comme des conseils à un ami.”

Comment le site a-t-il évolué?
“Nous augmentons continuellement le nombre de contributions et les formats de ces histoires: textes, photos, vidéos, illustrations... En plus du côté ‘inspiration’, on développe de plus en plus l’idée de planification, pour arriver à la réservation. Nous développons des outils d’intelligence artificielle pour améliorer la personnalisation des contenus et faire en sorte que les utilisateurs puissent profiter de nos conseils pour les transformer en réalité de voyage. Un autre développement sera de traduire nos articles en français ou en espagnol.”

Comment créez-vous les contenus et vous assurez-vous de leur exactitude?
“Un tiers de nos 300 collaborateurs sont en charge de créer des contenus et par ailleurs, nous travaillons avec quelque 600 free-lances à travers le monde qui vivent aux endroits dont ils parlent. Ils en ont une connaissance profonde. La pertinence des contenus n’est donc pas à prouver. Il reste la question de la mise à jour, notamment dans le secteur des restaurants ou des cafés qui change très rapidement. Nous sommes en train de développer des systèmes d’alerte qui nous préviennent quand un établissement ferme.”

Quelles sont les tendances que vous observez dans le tourisme et les voyages?
“Il y a les tendances sociétales de fond qui touchent notre activité parce que nous sommes un média en ligne. On a vu comment Facebook ou Buzzfeed perdait en crédibilité à force de vendre tout et n’importe quoi et d’exploiter les données des utilisateurs.
Dans le secteur du tourisme, il y a une donne qu’il ne faut pas sous-estimer, ce sont les voyageurs chinois. Ils sont de plus en plus nombreux et leurs modes de voyage, leurs goûts ne peuvent pas être ignoré.
On voit aussi à quel point les jeunes sont focalisé sur les questions de durabilité et d’écologie. Ils prennent moins l’avion et plus le train, font des voyages courts... Il y a une vraie tendance au “flyshaming” et “trainbraging” (la honte de prendre l’avion, la fierté de prendre le train).

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