Des religieuses de l’Himalaya utilisent les arts martiaux pour défier les stéréotypes sur le rôle des femmes dans les sociétés patriarcales de la région. Les sœurs du couvent Amitabha Drukpa appartiennent au seul ordre au monde de “nonnes kung-fu”. Âgées de 9 à 52 ans, elles viennent d’Inde, du Népal, du Tibet et du Bhoutan pour apprendre cette discipline millénaire chinoise qui leur permet, disent-elles, d’être de meilleures bouddhistes.
Dans le bouddhisme traditionnel, les nonnes sont reléguées aux tâches domestiques, tandis que les moines sont en charge des rôles les plus importants. Mais les codes ont été bouleversés en 2008 par le Gyalwang Drukpa, le chef spirituel de cette école du bouddhisme tibétain. Ce défenseur des droits des femmes a fondé le couvent afin de permettre aux femmes de sa région de s’émanciper.