
Disponible en ligne depuis minuit, ce nouveau titre pop surfe sur des sonorités électro, mais sa thématique plus sérieuse qui questionne l'existence offre un contraste propre à l'univers de la chanteuse.
"C'est à qui le tour / Refuser le sombre / Servile et je croule / Quel triste adage / Et le monde est sourd / L'uniforme est sombre / Respire encore...où ? / Mais quel naufrage", entonne-t-elle dans un refrain cryptique auquel sont habitués ses fans.
Depuis "Maman a tort" en 1984, Mylène Farmer a imprimé sa singularité dans la chanson française, entre textes corrosifs et poétiques, compositions modernes mais aussi travail scénique et visuel poussé à son maximum.
Pour cette chanson, elle s'est associée au compositeur parisien DJ Lewis: ce multi-instrumentiste réputé, mais peu connu du grand public, a notamment travaillé sur l'album commun de deux stars canadiennes du rap, Drake et PARTYNEXTDOOR. La collaboration leur a valu une nomination aux derniers Grammy Awards.
Cette sortie ouvre la voie à un nouvel album, quatre ans après "L'Emprise", en grande partie réalisé par Woodkid.
Entre-temps, Mylène Farmer, 64 ans, avait dévoilé un inédit en 2025, "Confession", interprété en ouverture du Festival de Cannes en hommage au cinéaste David Lynch.
Elle avait aussi enflammé pendant trois soirs le Stade de France en 2024, pour l'épilogue de sa tournée "Nevermore".
Avec plus de 30 millions d'albums écoulés, la star, qui cultive le silence médiatique, est capable de rassembler des générations de fans dans ses concerts, où résonnent ses tubes comme "Désenchantée", "Libertine", "Pourvu qu'elles soient douces" et "XXL".