LuxFilmFestJournal d'un ciNEUphile (1)

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Tantôt ému, tantôt amusé ou énervé, Claude Neu nous livre tous les jours, ses impressions sur le Luxembourg Film Festival. On démarre avec un aperçu sur les grands rendez-vous.
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L’adrénaline monte. On est le jeudi 7 mars et, à partir de ce soir, on aura l’occasion d’avoir de la (et pas des) pellicule(s) plein la tête grâce au Luxembourg Film Festival. D’accord, l’ouverture du camp de base (au Casino, rue Notre Dame) et de son Pavillon Réalité virtuelle, c’était hier. Mais c’est aujourd’hui que sera donné le coup d’envoi officiel de ce neuvième festival, lequel - petit coucou d’encouragement aux organisateurs - s’étoffe et gagne en densité comme en qualité d’année en année.

Pour les cinéphiles, ce rendez-vous annuel est comme un cadeau du Père Noël en plein mars, car découvrir des œuvres de qualité sur grand écran est loin d’être à ce jour un plaisir quotidien et les échappées direction Netflix et autre Amazon deviennent de plus en plus monnaie courante pour le drogué de Septième art.

Ce soir donc, le coup d’envoi sera donné pour la neuvième fois au Kinepolis. À part Colette Flesch, la présidente super motivée qui remerciera sans doute une fois de plus le malin programmateur Alexis Juncosa et son écurie, il est à présumer que la ministre de la Culture Sam Tanson prendra la parole. Son intérêt réel pour son ressort (et pour le cinéma) laisse espérer que son speech va faire de l’ombre à ceux de ses prédécesseurs, qui nous donnaient parfois l’impression d’être là plutôt par hasard et auxquels la visite d’un terrain de foot aurait sans doute fait autant plaisir, sinon plus.

Après cette partie “blabla et autres remerciements” place à une troisième fée, la pulpeuse Julianne Moore, que je qualifierais subjectivement de “rousse la plus sensuelle du cinéma des années deux-mille” après Jessica Rabbit dans les années quatre-vingt (dix).

Nous reviendrons sur Gloria Bell, film réalisé par l’argentin Sebastián Lelio, qui est un remake d’un film chilien de 2014. Aux côtés de John Turturro, la pulpeuse Julianne incarne une cinquantenaire bien décidée à profiter un max de son célibat... et qui, évidemment, scénario à suspense oblige, ira de surprise en surprise. Et nous, espérons-le, avec elle.

Pour ceux d’entre vous qui préfèrent échapper aux sauteries officielles (et pour tous ceux qui n’y sont pas invités), possibilité leur est donnée de voir d’autres films dans les salles du ciné Utopia et à la cinémathèque. Où les projections des soixante-quatre films internationaux présentés, dont une flopée destinée aux jeunes, dix en compétition officielle, dix autres en collaboration avec le Luxembourg, sont programmés cette année non-stop dès neuf heures du matin.

GROS PROGRAMME

Il y aura donc de quoi rentabiliser son pass de 30€ et de bien éplucher le programme, car les propositions sont très variées entre projections de fictions et de documentaires, master classes et expositions, avant-premières et rencontres avec les invités.

Personnellement (vous en faites ce que voulez, à chacun ses priorités) je ne raterai ni l’ouverture avec la sublime Julianne, ni le film de clôture The Beach Bum, dans lequel le réalisateur Harmony Korine dirige un Matthew McConaughey totalement déjanté. On en a l’habitude, mais parfois il peut être incroyablement persuasif.

Les amoureux de grandes stars ne feront pas non plus l’impasse à Vox Lux avec la succulente Nathalie Portman et le (toujours et encore) sex symbol Jude Law.

Évidemment, “nation tempting” oblige, je ne raterai pas non plus l’avant-première de Péitruss second long-métrage de Max Jacoby. Ni la coproduction de Samsa Film Tel Aviv On Fire, lors de la soirée des remises de prix.

Qui veut rencontrer des socles du septième art en chair et en os, visitera en outre les master classes du mythique Mike Leigh (Secrets &Lies, Vera Drake, Another Year) ou de Darius Khondji, un des plus grands chefs opérateurs vivants (Seven, Delicatessen, Amour, The Beach etc).

À ne rater non plus, et sous aucun prétexte, le rendez-vous avec un des journalistes d’investigation les plus incisifs du moment, Edwy Plenel (Médiapart), qui devisera sur l’engagement politique dans l’ère du bruit médiatique permanent. Ni celui avec Hugues Dayez, le “Monsieur cinéma” de la télé belge.

Du bruit médiatique, nous allons donc aussi en faire pendant ces quelques jours du festival. Moi, à cet endroit précis et avant midi, avec mes impressions sur la journée écoulée. France Clarinval vous fera dans l’après-midi ses suggestions pour le soir.

Enfin, entre les séances, n’hésitez pas à faire un saut au Cercle Cité pour sympathiser avec le travail virtuel de Suzan Noesen et Thibault Brunet. Points Of View est une exposition aussi personnelle qu’intéressante. Et moi, je vous retrouve demain. Avec, espérons-le, des étoiles plein les mirettes.

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