
L’intrigue suit Mabel, une étudiante qui cultive depuis son enfance un amour pour la nature, et qui lutte contre un projet municipal d’urbanisme menaçant de détruire la clairière où elle a grandi, en se glissant dans la peau d’un castor robotisé pour parler aux animaux.
S’ouvre à elle un monde où un autre castor, couronne sur la tête, est vénéré par les animaux exilés de la clairière à cause de mesures prises par le maire. L’édile, et avec lui tous les humains, deviennent la cible d’une révolte des animaux.
Fait rare pour un long-métrage d’animation, “Jumpers” met sur le devant de la scène les castors. Daniel Chong, le réalisateur, justifie auprès de l’AFP ce choix en décrivant ces rongeurs, véritables ingénieurs de la nature, comme “une espèce clé de voûte” dont les barrages permettent aux autres animaux de s’installer dans l’écosystème.
Le film se démarque des autres Pixar par son humour qui tend à l’absurde. On y retrouve par exemple un Sénat animalier où un papillon, un poisson ou encore une oie, tous couronnés, représentent leurs familles d’espèces respectives.
“On casse des codes que Pixar respectait rigoureusement par le passé” avec ce film, estime auprès de l’AFP la productrice, Nicole Paradis Grindle.
Le film, qui rappelle par son arc narratif la trilogie Avatar, dénonce la toute-puissance des humains sur la nature et est une ode au vivre-ensemble avec les animaux.
“Nous sommes tous dans le même bateau”, prêche le roi castor George.
Mabel, dont le militantisme est ignoré par les autres humains, se veut l’ambassadrice d’une jeune génération qui lutte pour plus de justice sociale et climatique. “Ce sont eux qui parlent le plus fort et qui se demandent ce à quoi ressemblera leur avenir”, observe Daniel Chong.
“On ressent un sentiment d’anxiété, en tant que société, par rapport à ce qui se passe dans le monde, avec la destruction de l’habitat et la polarisation politique”, ajoute Nicole Paradis Grindle.
Mais Daniel Chong l’assure: son film est “plein d’espoir” et a pour vocation d’”encourager la jeune génération”.
Géant du secteur de l’animation, Pixar prévoit la suite “Toy Story 5" pour juin 2026, ainsi que “Gatto”, en 2027, qui suivra l’histoire d’un chat noir dans les rues de Venise.