Luxembourg fait son cinémaLes jeunes cinéphiles sont gâtés au LuxFilmFest

Jérôme Didelot
C’est une autre mission du festival démarré le 5 mars dernier : éduquer la jeunesse à l’image et réfléchir aux problèmes du monde à travers le cinéma.

Ce mardi matin , c’étaient les tout-petits qui étaient à l’honneur. Le chapiteau du Crazy Cinématographe for Kids installé dans la cour intérieure des Capucins proposait un voyage loufoque dans la folle histoire du dessin animé avec le “Crazy Cartoons Circus”.

Lors de chaque édition, plus de 6.000 enfants et adolescents prennent part au programme scolaire du festival. Car l’objectif pour les organisateurs du festival n’est pas seulement de divertir les enfants et les ados, il est aussi de les éveiller voire de les former, comme nous l’a expliqué Gloria Morano, responsable de la programmation Jeune Public : “Ce n’est pas évident d’avoir des belles productions pour les tout-petits et ensuite pour les écoles fondamentales et pour les lycées. On essaye d’avoir des films qui soient forts au niveau des thématiques, qui puissent aborder des thématiques, des personnages et des histoires originales. On essaye d’équilibrer entre la fiction et le documentaire pour tous les âges. Et on essaye aussi évidemment de couvrir les différentes langues du pays.

“Ça leur permet de comprendre l’industrie du cinéma”

Du côté des organisateurs, on essaie par ailleurs de créer des vocations, à travers des rencontres avec des professionnels ou la séance Crème fraîche, qui a proposé le weekend dernier une programmation de courts-métrages réalisés par des jeunes au Luxembourg.

Et même lorsqu’il ne s’agit que de projections, tout est fait pour que le jeune public allie consommation d’images et réflexion, comme l’a rappelé Gloria Morano : “Tous les films sont accompagnés de fiches pédagogiques qui s’adressent aux enseignants ou aux jeunes. Et toutes les séances sont introduites et accompagnées par des spécialistes. Ce qui permet vraiment de faire ce que nous, on appelle de l’éducation à l’image. Pour que le cinéma soit considéré comme une forme d’art comme les autres, comme la littérature, comme le théâtre, etc. Et pour qu’on puisse voir la qualité et l’importance des formes esthétiques. Au niveau des lycéens, on a par exemple le projet Jeunes Critiques où, donc de manière autonome, ils viennent voir des films pour ensuite écrire des critiques ou s’initier à des critiques radiophoniques.

Cette jeunesse curieuse sera peut-être le vivier du futur cinéma luxembourgeois, en tout cas la responsable de la programmation Jeune Public le souhaite : “Il y a vraiment beaucoup d’enthousiasme. Ça nous permet d’avoir de beaux débats, de vrais échanges. Et pour les jeunes, ça leur permet de comprendre l’industrie du cinéma, comment on fabrique un film, qui est derrière, la quantité énorme de personnes qui sont derrière la production d’un film.

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