
L’excès de pluie en hiver et au printemps a causé des sols boueux, retardé le semis à certains et favorisé les maladies fongiques. Par conséquent, le rendement des céréales d’hiver (blé, orge) a baissé de 15% à 20% par rapport à la moyenne quinquennale.
Les régions du Gutland et le long de la Moselle aux sols louds sont les plus touchées, alors que les sols plus légers de l’Oesling ont donné de meilleurs rendements. Quant au blé panifiable labellisé « Produit du terroir », les Moulins de Kleinbettingen ont enregistré un rendement de 8'600 tonnes plutôt faible, 30% de moins que lors d’une année normale. Par ailleurs, les grains ont un poids à l’hectolitre très faible et une teneur en protéines moyenne, ainsi le directeur Jean Muller.
De même, la récolte de colza s’annonce correcte, bien qu’à rendements variables, et la récolte de pommes est bonne. Cette année, le recours aux traitements phytosanitaires a été important pour soutenir le bon développement des cultures.
Au niveau mondial, les prix à la production des céréales se redressent légèrement, sans pour autant dépasser le niveau de prix de l’avant-guerre d’Ukraine de 2022. Sur une note plus positive, le colza est commercialisé à des prix fixes supérieurs à ceux de l’année passée. Malheureusement, les coûts de production dépassent de 50 % le niveau de l’avant-guerre, de sorte que les recettes nettes ne sont pas satisfaisantes pour les producteurs, ainsi Serge Turmes (De Verband). Quant à l’épeautre et l’avoine, Günter Mertes, directeur de BAKO, indique de bons prix de vente pour une bonne qualité, même si les poids à l’hectolitre sont cette année décevants.
Dans une note positive, cette année, très peu de surfaces céréalières ont dû être indemnisées pour les fortes pluies et la grêle. Le prochain bilan des vendanges aura lieu le 18 septembre 2024, en présence de la ministre Martine Hansen.