
Comment construire plus, plus vite et, par endroits, aussi plus densément? Des solutions à cette question ont été recherchées jeudi matin lors de la table ronde consacrée au logement. C’est ainsi que le Premier ministre a résumé la réunion lors de la conférence de presse qui a suivi.
Il est par exemple envisagé de prolonger la durée des permis de construire d’un à deux ans. De même, le bourgmestre d’une commune ne devrait plus délivrer des autorisations que pour les grands projets de construction et non pour de petits aménagements.
Lorsqu’il s’agit de protection de l’environnement et de la nature sur les terrains constructibles, il convient de veiller au respect de la proportionnalité. Et il faut aussi voir si le Luxembourg n’est pas allé, avec ses réglementations, plus loin que ce que prévoit la directive européenne.
Le Premier ministre a assuré que les changements qui peuvent être apportés immédiatement pour améliorer la situation dans le secteur de la construction et sur le marché du logement seront inscrits dans des projets de loi au conseil de gouvernement dans les semaines à venir.
Lors de la conférence de presse, Luc Frieden a abordé un autre point de discussion: “Nous avons également discuté avec les banques de la manière dont nous pourrions envisager que le secteur bancaire puisse éventuellement intervenir plus tôt dans les projets. Nous avons discuté de pistes sur ce point. Par exemple, aujourd’hui lorsqu’une résidence est construite, il faut qu’elle soit financée à 80% - c’est une règle que les banques se sont fixées - avant que les banques ne participent au financement.”
Il a été question ici d’abaisser légèrement cette limite à 60-70%. Dans ce cas, l’Etat pourrait aussi faire une promesse d’achat, par exemple. L’idée est de permettre ainsi que des projets puissent être réalisés et que des logements puissent être créés plus rapidement, selon Luc Frieden.
Afin d’élargir également l’offre de logements abordables, le Premier ministre a annoncé que l’État poursuivra l’acquisition de projets qui sont planifiés, mais qui ne se vendent pas actuellement. Cette semaine encore, les ministres concernés signeront des contrats portant sur des projets pour un montant total de 100 millions d’euros. Ce qui correspond à 170 logements.
Le chef du gouvernement a également précisé qu’une deuxième table ronde consacrée au logement ne sera pas nécessaire. Un groupe de travail a été créé pour s’occuper de la simplification des procédures, qui devra parvenir à des conclusions d’ici fin mai au plus tard et les ministres concernés se sont vu confier plusieurs tâches, qui doivent également être achevées d’ici mai. Ils devront ensuite faire un rapport au conseil de gouvernement. D’autres décisions suivront ensuite.
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