Bonne nouvelle pour de nombreux résidents et frontaliers, le barème fiscal va évoluer au Luxembourg dès le 1er janvier prochain. Pour mieux visualiser ce que cette nouvelle imposition va changer au niveau de votre salaire, des exemples de calcul concrets viennent d'être publiés ce jeudi par le ministère des Finances.

Commencer 2024 avec une baisse d'impôt : le "cadeau fiscal" promis par le nouveau gouvernement luxembourgeois va bientôt devenir réalité. Le projet de loi visant à adapter le barème d'impôt à 1,5 tranche indiciaire supplémentaire dès 2024, a été déposé il y a quelques jours à la Chambre des députés. Cet ajustement s'ajoutant à celui de 2,5 tranches indiciaires décidé par le gouvernement précédent, le barème sera adapté en tout à quatre tranches indiciaires.

Concrètement, dès le 1er janvier 2024, les particuliers bénéficieront ainsi d'un allègement fiscal. Leur perte de pouvoir d'achat due à la "progression à froid", qu'entraînait jusque-là un non-ajustement du barème, sera ainsi partiellement compensée.

Ce jeudi, le ministère des Finances a justement communiqué une série d'exemples pour mieux comprendre de quoi il retourne. De cette manière, il devrait être possible à chacun de déterminer de combien son salaire net augmentera dès que l'ajustement entrera en vigueur.

Voici ces exemples.

Ainsi, par exemple, un ménage monoparental (classe d'impôt 1a) gagnant 50.000 euros brut annuel aura un allègement fiscal de 1.160 euros. Un célibataire (classe d'impôt 1) gagnant 75.000 euros aura 1.095 euros de plus. Une famille avec un enfant (classe d'impôt 2) gagnant 125.000 euros brut récupèrera, elle, près de 2.200 euros d'allègement fiscal.

Manque à gagner pour l'État

Ce nouvel ajustement représentera bien sûr un manque à gagner pour les recettes de l'Etat, estimé à 180 millions d'euros. L'adaptation totale à quatre tranches indiciaires supplémentaires représentera un déchet fiscal de 480 millions d'euros, selon le projet de loi.

Le nouveau gouvernement a la volonté - si c'est budgétairement possible - d'adapter le barème à l'inflation globale au cours des prochaines années.

Le dernier gouvernement avait déjà décidé d'autres mesures pour atténuer l'impact de l'inflation. Entre autres choses, le plafond des intérêts débiteurs déductibles sur les prêts immobiliers avait été revu à la hausse et le gouvernement CSV-DP souhaite augmenter encore ce plafond pour le logement propre.

Depuis le 1er janvier 2017, huit tranches indiciaires sont tombées. La dernière adaptation du barème d'impôt remontait à la réforme fiscale de 2017/2018.

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