“La politique énergétique est aussi une politique de sécurité, c’est pourquoi nous avons besoin maintenant d’une transition énergétique”, soulignent les Verts dans le contexte de la guerre en Iran, en réclamant davantage de vision à long terme de la part du gouvernement.
Les prix de l’énergie étant volatils, il ne faut pas simplement observer ce qui se passe maintenant, mais agir de manière proactive, affirment clairement les Verts. Selon Sam Tanson, l’État a besoin de se donner les moyens nécessaires.
“Premièrement, nous devons amortir la crise à court terme, et deuxièmement, prendre des mesures à long terme pour éviter de se retrouver dans des situations comme celle que nous vivons actuellement.”
Pour les Gréng, il est clair qu’une politique énergétique à long terme doit aller de pair avec une politique financière responsable. Et la justice sociale est cruciale. Joëlle Welfring souligne qu’il faut dès maintenant préparer des textes :
“Afin qu’au besoin, un crédit d’impôt énergie puisse rapidement être mis en place pour les personnes à faible et moyen revenu, afin de les soutenir financièrement. L’avantage est qu’il peut être versé directement avec le salaire, ce qui le rend simple et ciblé. Les personnes à revenu plus modeste consacrent proportionnellement beaucoup plus de leurs dépenses à l’énergie.”
Les entreprises doivent elles aussi recevoir une aide ciblée pour avoir moins de charges en période de hausse. François Benoy a ensuite souligné que l’augmentation des prix de l’énergie ne doit en aucun cas servir de prétexte pour affaiblir les objectifs de protection du climat :
“Car c’est précisément de ces objectifs dont nous avons besoin maintenant pour devenir plus indépendants. Il faut donc, au niveau national comme au niveau européen, un programme massif d’investissements dans les énergies renouvelables, dans l’électrification de l’économie et de l’industrie.”
Le gouvernement CSV‑DP doit maintenant convoquer les bonnes personnes autour de la table, et ce le plus rapidement possible, ont insisté les Verts.