Tour du LuxembourgDavide Piganzoli consolide son leadership à la veille de l’arrivée

Christophe Nadin
Le maillot jaune a répondu présent à Ettelbruck où il a remporté le contre-la-montre, confortant son siège avant un ultime chapitre qui semble lui convenir à merveille.
© Serge Waldbillig / Škoda Tour de Luxembourg

Ettelbruck avait bien fait les choses pour le retour du Tour de Luxembourg dans la ville, 79 ans après sa dernière apparition. Le contre-la-montre proposé favorisait les spécialistes de l’exercice. Encore fallait-il développer la puissance nécessaire pour franchir les bosses et faire preuve de qualités de descendeur pour déjouer les pièges techniques qui conduisaient les 94 derniers coureurs à la Place Marie-Adélaïde après 20,4 km d’effort en solitaire.

Le casting ne renfermait pas d’expert en la matière mais plusieurs garçons avaient de l’appétence pour l’exercice. Le Danois Julius Johansen (UAE) notamment, le Britannique Leo Hayter (Soudal -Quick Step) ou encore le surprenant Italien Andrea Raccagni (Soudal -Quick Step) qui mettait tout le monde d’accord en attendant l’arrivée des coureurs les mieux classés au général.
Le jeune Génois de 22 ans s’est assis pendant de longues minutes sur le siège réservé au leader, serrant les fesses en attendant l’arrivée de son compatriote Davide Piganzoli, seul coureur à pouvoir le battre. Bien en avance au temps intermédiaire (15’’), le leader de l’épreuve ne prenait pas tous les risques mais conservait 2’’ d’avance sur la ligne d’arrivée, privant Raccagni d’une première victoire chez les professionnels.

Pour le leader de l’équipe Visma, il s’agit d’un cinquième succès en carrière. Un premier en contre-la-montre. «C’était difficile mais j’ai débuté ce chrono sans calculer. En voulant y aller à fond. C’était à la fois une occasion pour gagner l’étape et pour prendre un peu plus d’avance au général. Avec 15’’ d’avance à l’intermédiaire, ça m’a donné l’occasion de voir venir. C’était un atout non négligeable dans le final. Demain (dimanche), je vais compter sur mon équipe et mes directeurs sportifs pour finir le travail », confessait le vainqueur du jour.

Mathieu Kockelmann 25e

Le Lombard confortait surtout son maillot jaune à la veille de la dernière étape avec 47’’ d’avance sur Mattéo Vercher et 49’’ sur un autre coureur de TotalEnergies, Thomas Gachignard. Les deux Français tenteront le tout pour le tout pour faire chuter Piganzoli de son trône mais l’entreprise paraît compliquée.

S’il n’est pas encore question de crier victoire, Piganzoli semble disposer de toutes les armes pour monter sur le plus haute marche du podium devant le Hall Victor Hugo et succéder à l’Américain Brandon McNulty à l’issue d’un parcours qui proposera trois ascensions du Pabeierbierg, traditionnel juge de paix de la boucle grand-ducale.

Côté luxembourgeois, c’est Mathieu Kockelmann qui s’est montré la plus à son avantage avec une 25e place à 1’’10 du vainqueur du jour. Arno Wallenborn a pris le 41e rang. Le coureur du Team Lotto Kern est 25e au classement général avant un épilogue qui lui convient généralement bien.

Le départ à Mersch est programmé à 12h15. L’arrivée au Limpertsberg est prévue entre 16h30 et 17h.

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