Ski/snowboardLe freeride en vogue avec son circuit mondial

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De plus en plus en vogue, le freeride s'affiche au plus haut niveau samedi avec la 15e édition du circuit mondial (FWT): loin des traditionnelles pistes damées, skieurs et snowboardeurs glissent dans un esprit libre sur des pentes raides en quête de la ligne idéale.
Le snowboardeur américain Davey Baird, lors de la 4e étape du Freeride World Tour, le 8 mars 2020 dans la station de Fieberbrunn (Autriche)
Le snowboardeur américain Davey Baird, lors de la 4e étape du Freeride World Tour, le 8 mars 2020 dans la station de Fieberbrunn (Autriche)
© AFP/Archives

Né il y a 25 ans à Verbier (Suisse), où ils n’étaient qu’une poignée de pionniers, la pratique du freeride s’est répandue comme une traînée de poudre pour séduire aujourd’hui 5.600 riders licenciés. Cinquante d’entre eux parmi les plus expérimentés se retrouvent ce week-end à Baqueira Beret (Espagne), pour la première des cinq étapes du Freeride World Tour.

La Suissesse Elisabeth Gerritzen, lors de sa victoire en finale du Verbier Xtreme Freeride World Tour, le 23 mars 2021 sur la montagne du Bec de Bosses
La Suissesse Elisabeth Gerritzen, lors de sa victoire en finale du Verbier Xtreme Freeride World Tour, le 23 mars 2021 sur la montagne du Bec de Bosses
© AFP/Archives

“Pour moi, le freeride, c’est vraiment le rapport à l’état un peu plus sauvage de la nature, je ne suis pas sur des pistes qui sont +ratrakées+ (damées), je suis assez loin des remontées mécaniques. Y a un truc de communauté, il faut être assez connecté dans la prise de décision”, souligne auprès de l’AFP la double championne du monde en ski, la Suissesse Elisabeth Gerritzen, pour qui la pratique du freeride relève presque du “self-care” (prendre soin de soi).

En freeride, les riders doivent tracer leur ligne sur une pente en livrant des figures acrobatiques. En compétition, ce sont les organisateurs qui déterminent la face mais c’est au rider de choisir sa ligne.

“Mon Bonheur”

“On est dans la montagne, il n’y a pas de tracé obligé. On a des critères de jugement mais on est très libre de ses choix. J’adore cet esprit, qu’on ne m’impose pas grand-chose. C’est ça qui me fait vibrer. J’ai réussi à trouver mon bonheur là-dedans”, raconte pour sa part à l’AFP le snowboardeur français Camille Armand, de retour sur le circuit l’année dernière après une pause de quatre ans pour s’aguerrir techniquement.

La snowboardeuse française Marion Haerty, regarde la face d'Ozone, avant la 2e étape du Freeride World Tour de ski et snowboard, le 6 février 2020 à Kicking Horse Mountain, au-dessus de Golden (Colombie britannique)
La snowboardeuse française Marion Haerty, regarde la face d’Ozone, avant la 2e étape du Freeride World Tour de ski et snowboard, le 6 février 2020 à Kicking Horse Mountain, au-dessus de Golden (Colombie britannique)
© AFP/Archives

“Quand on est sur le Tour, le rêve principal c’est d’y rester, ça met un stress et une pression encore plus grosse!”, justifie-t-il.

Le FWT attire de jeunes loups mais aussi de nombreux riders du freestyle (slopestyle, halfpipe), et même certains de l’alpin, comme Kristofer Turdell.

Le Suédois Kristofer Turdell, lors de la finale du Verbier Xtreme Freeride World Tour, le 23 mars 2021 final sur le Bec de Rosses
Le Suédois Kristofer Turdell, lors de la finale du Verbier Xtreme Freeride World Tour, le 23 mars 2021 final sur le Bec de Rosses
© AFP/Archives

“Je faisais de la compétition en tant que skieur alpin et je skiais un peu en hors-piste. Et je me suis mis au freeride. C’est tellement vaste et ça implique toutes les façons différentes de faire du ski. C’est monter là-haut pour trouver de nouvelles lignes. On découvre des nouveaux sites, des nouveaux pays”, explique le Suédois.

Et pour sa 15e édition, le FWT inaugure une nouvelle destination, celle de Baqueira (22-28 janvier). Le Tour continuera sa route ensuite en Andorre, à Ordino Arcalis (30 janvier-5 février) avant de s’envoler pour le Canada (Kicking Horse Golden BC, du 12-17 février).

Nouveau format

A l’issue de ces trois premières étapes, seuls les 32 meilleurs classés poursuivront pour les deux dernières étapes, à Saalbach Fieberbrunn (Autriche, 15-20 mars) et à Verbier (Suisse, 26 mars-3 avril), le spot le plus emblématique du freeride. Un nouveau format qui permet aux 32 premiers riders sélectionnés de décrocher leur billet pour la saison suivante; les 18 riders qui n’auront pas passé le cut basculeront sur un circuit de qualifications, en Europe et en Amérique du nord, à l’instar du surf.

L'Autrichien Gigi Ruef, lors de la 2e étape du Freeride World tour de ski et snowboard, le 7 février 2020 à Kicking Horse Mountain, au-dessus de Golden (Colombie britannique)
L’Autrichien Gigi Ruef, lors de la 2e étape du Freeride World tour de ski et snowboard, le 7 février 2020 à Kicking Horse Mountain, au-dessus de Golden (Colombie britannique)
© AFP/Archives

“C’est clairement un format bon pour tout le monde, plus juste d’un point de vue sportif. C’est une sorte de play-off, ça amène plus de visibilité et d’audience. Ca permet de mettre plus de lumière sur cette base de la pyramide. On va raconter une nouvelle histoire”, se réjouit auprès de l’AFP le directeur du FWT, Nicolas Hale Woods.

Les quatre champions 2022 (ski et snowboard, femmes et hommes) seront désignés en prenant en compte leurs trois meilleurs résultats.

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