Pédophile dans le milieu du théâtre13 ans de prison confirmés pour un ancien responsable

Diana Hoffmann
adapté pour RTL Infos
La Cour d'appel a confirmé la peine d'emprisonnement prononcée à l'encontre d'un ancien responsable du milieu théâtral luxembourgeois. L'homme avait été reconnu coupable d'exploitation sexuelle de mineurs et d'infractions pédophiles.

Cette semaine, la Cour d'appel a confirmé le verdict prononcé à l'encontre d'un ancien responsable du milieu théâtral luxembourgeois. Cet homme de 60 ans a été condamné à 13 ans de prison, dont cinq ans fermes et huit ans avec sursis.

Il avait fait appel du verdict de première instance, contestant principalement la durée de la peine. Cependant, dans leur décision en deuxième instance, les juges ont souligné l'extrême gravité des faits et ont suivi les arguments du Parquet.

L'enquête a débuté en 2019 à la suite d'une information fournie par Europol. Lors d'une perquisition au domicile de l'homme, les enquêteurs ont découvert une grande quantité d'images pédopornographiques sur son ordinateur et ses disques durs.

Selon le dossier, il s'agissait de milliers de photos et de vidéos de mineurs âgés de 1 à 16 ans.

Le tribunal a constaté qu’au fil des ans, l’accusé avait non seulement collectionné et consommé de telles images et vidéos d’abus sexuels sur mineurs, mais qu’il avait également produit et partagé lui-même de la pornographie infantile.

Les juges ont considéré comme particulièrement aggravant le fait que parmi les victimes figuraient sa propre fille et deux de ses amies.

L'accusé a été reconnu coupable, entre autres, d'exploitation sexuelle de mineurs, de production et de diffusion d'images pédopornographiques, ainsi que d'attentat à la pudeur sur des enfants.

Comme l’a rapporté le Luxemburger Wort cette semaine, la défense avait fait valoir en appel que l’homme avait reconnu sa culpabilité et n’avait fait appel qu’en raison de la durée de la peine d’emprisonnement. Le Parquet a toutefois déclaré qu’il s’agissait d’infractions particulièrement graves et avait donc demandé la confirmation du verdict de première instance avec une peine de sursis moins clémente.

L'affaire avait provoqué un tollé dans le milieu culturel luxembourgeois. La Fédération des théâtres avait exprimé son choc après la première condamnation et souligné que les faits s'étaient déroulés dans un cadre privé et qu'il n'y avait eu auparavant aucune preuve ni rumeur concernant cet homme.

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