
Une enquête pénale est déjà en cours pour une possible promotion du suicide par le réseau social, ouverte en novembre par le parquet de Paris après le signalement d’un député pointant l’influence néfaste sur les jeunes de l’algorithme de la plateforme.
Dans le signalement, “nous avons ajouté aujourd’hui la provocation au suicide, le traitement de données illicites, le transfert de données à caractère illicite”, a précisé M. Geffray sur France Inter.
Sur Tiktok, un “certain nombre de vidéos enferment les jeunes dans des spirales”, avec des contenus “anormaux mais légaux” et aussi des “contenus illégaux”, a-t-il estimé.
Le ministre a rapporté avoir créé un compte avec son cabinet, en disant être âgé de 14 ans.
“En moins de 20 minutes, on s’est retrouvé sur des vidéos dépressives (...), dans une spirale mortifère”, avec “tutoriels de scarification” et des “vidéos d’incitation au suicide”, a-t-il alerté.
“Ce n’est pas un accident. Le fonctionnement de l’algorithme est fait pour enfermer dans cette spirale”, a-t-il souligné.
Après l’annonce de l’ouverture de l’enquête pénale en novembre, TikTok avait réfuté “fermement les accusations”, en assurant proposer “plus de 50 fonctionnalités et paramètres prédéfinis spécialement conçus pour assurer la sécurité et le bien-être des adolescents”.
Mercredi, le Sénat a commencé à se pencher sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, chère à Emmanuel Macron, en adoptant en commission une proposition de loi macroniste. Le texte sera soumis à l’hémicycle de la chambre haute mardi.