Attention aux fausses promosLe Luxembourg participe à la traque aux arnaques en ligne

RTL Infos avec AFP
La Direction de la protection des consommateurs (DPC) auprès du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture a participé à une action coordonnée au niveau de l’UE (sweep) visant les pratiques de réductions trompeuses durant les promotions du Black Friday et du Cyber Monday. En tout, 23 États membres de l’UE ainsi que 2 pays de l’Espace économique européen ont participé au sweep, coordonné par la Commission européenne.
Des passants marchent à proximité de l'entrée d'un centre commercial annonçant les soldes, le 25 juin 2025 à Paris
Des passants marchent à proximité de l’entrée d’un centre commercial annonçant les soldes, le 25 juin 2025 à Paris
© AFP/Archives

Un tiers des commerçants en ligne trichent lors des campagnes de promotion du “Black Friday”, a déploré l’Union européenne jeudi, après un contrôle réalisé par les autorités de protection des consommateurs dans une série de pays.

Les autorités d’une vingtaine d’Etats européens, dont le Luxembourg, la France et l’Allemagne, ont contrôlé plus de 300 commerçants en ligne durant le “Black Friday” et le “Cyber Monday” de fin novembre, deux journées successives de ventes à prix cassés.

30% des commerçants affichaient des réductions de manière incorrecte, a indiqué la Commission européenne, qui souligne qu’ils ne peuvent pas augmenter artificiellement le prix de leurs articles juste avant de les solder.

Des victimes au Luxembourg

À cet égard, la DPC est en train de prendre contact avec les professionnels luxembourgeois concernés afin qu’ils modifient leurs pratiques commerciales.

Par ailleurs, elle informera les autorités des autres pays si un problème est constaté pour un professionnel étranger qui vend au, ou livre vers le Luxembourg.

Bruxelles dénonce également des techniques de vente en ligne destinées à influencer les consommateurs.

36% des commerçants contrôlés ont tenté d’ajouter des articles supplémentaires dans le panier des consommateurs, parfois sans demander clairement leur consentement.

18% ont eu recours à des techniques de vente sous pression, en prétendant par exemple qu’un produit est pratiquement épuisé ou en affichant un compte à rebours qui incite à l’achat. Et 10% ont ajouté des frais supplémentaires tardivement dans le processus d’achat, comme des frais d’expédition ou de service.

L’ajout d’articles sans le consentement du consommateur, l’affichage trompeur des prix, les fausses affirmations selon lesquelles un produit serait bientôt épuisé, ou la dissimulation de frais supplémentaires jusqu’à la fin du processus sont des pratiques illégales au regard du droit européen de la consommation, rappelle la Commission européenne.

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