
"On a un phénomène de la non assurance qui perdure en France (...) et qui prend des formes nouvelles", a résumé auprès de l'AFP Julien Rencki, directeur général du FGV.
Ce total est en baisse de 7,3% par rapport à 2024. Parmi les victimes, le nombre de personnes décédées, 177, est par ailleurs en hausse sur un an.
Au sein du Fonds de garantie des victimes, c'est le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) qui prend en charge, depuis 1951, les victimes d'accidents de la circulation causés par un conducteur en défaut d'assurance ou non identifié.
Abondé en partie par la communauté des assurés, le fonds a versé l'an dernier 132 millions d'euros aux victimes.
Le Fonds se retourne également contre les responsables des accidents, le plus souvent des jeunes avec peu ou pas de ressources qui, faute de moyens, ne souscrivent pas d'assurance automobile.
Les "conséquences sont désastreuses pour les auteurs" des accidents, souligne M. Rencki, qui doivent rembourser "parfois des centaines de milliers voire des millions d'euros de dommages corporels" et se retrouvent endettés vis-à-vis du fonds toute leur vie.
"C'est évidemment problématique", souligne le directeur général du fonds. Il invite "à une réflexion collective, qui concerne les assureurs mais qui concerne aussi les pouvoirs publics sur la manière d'apporter les solutions en particulier pour les jeunes qui vivent en milieu rural".
Assurer son véhicule, en responsabilité civile, c'est-à-dire pour les dommages causés aux autres, est une obligation légale. L'amende forfaitaire encourue en cas de défaut d'assurance est de 750 euros, rappelle le FGV.
M. Rencki a également salué le travail plus important de détection de la non-assurance, avant qu'un accident ne survienne, notamment grâce à l’interrogation systématique du fichier des véhicules assurés en cas d'excès de vitesse supérieur à 50 km/h.
Le FGAO a pris en charge l'an dernier 818 victimes blessées par des trottinettes électriques non assurées, un nombre en augmentation de près de 8% sur un an.
"Aujourd'hui les trottinettes électriques pèsent plus lourd que les deux-roues (motos, scooters, etc, NDLR) dans les accidents non assurés", observe M. Rencki.