
Et de trois? Malgré les espoirs que fait naître le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, les Français finissent l’année sous la menace d’un possible nouveau confinement, qui pourrait être local selon certains élus.
Très inquiétante par endroits, comme par exemple dans la région Grand Est, la situation sanitaire motive la tenue d’un conseil de défense mardi. On ne sait pas encore si de nouvelles mesures y seront décidées, mais des élus locaux ont déjà leur idée.
“La question se pose d’avoir recours à un nouveau confinement, peut-être localisé”, a déclaré à l’AFP Jean Rottner, président (LR) de la région Grand Est, qui dit avoir “longuement analysé la situation hier (dimanche) avec Olivier Véran”, le ministre de la Santé.
Si le couvre-feu avait été exceptionnellement levé pour le 24 décembre, il sera en vigueur pour le réveillon du Nouvel An jeudi, et les autorités sanitaires en appellent à la responsabilité des Français pour limiter leurs contacts. Mais si la situation épidémique “devait s’aggraver”, un troisième confinement ne serait pas exclu, a prévenu Olivier Véran.
Sur les sept derniers jours, on a détecté en moyenne 12.000 nouveaux cas quotidiens de contamination en France, un plateau relativement stable depuis quelques semaines, loin de l’objectif des 5.000 fixé par le gouvernement. La moitié Est du pays est particulièrement touchée. Et les professionnels de santé redoutent que cela n’empire à cause des brassages des vacances de Noël.
“Il ne faut rien rouvrir du tout, il faut envisager de vacciner férocement et il faut se mettre enfin à dépister massivement”, a préconisé l’épidémiologiste Catherine Hill sur BFMTV.
Pour elle, la clé est une stratégie de tests à la fois plus massifs et mieux ciblés, pour repérer les cas positifs: “On isole les gens qui sont contagieux au lieu de confiner tout le monde, c’est quand même beaucoup plus intelligent”.