
Ces produits vont bénéficier d'une dérogation à des règles adoptées en 2022 dans l'UE, qui visent à rendre les batteries plus facilement remplaçables et recyclables, dans la plupart des appareils et les véhicules.
Cela doit notamment contribuer à développer la durabilité des produits mobiles et à lutter contre l'obsolescence programmée, tout en renforçant la sécurité d'approvisionnement de l'Europe, en favorisant le recyclage de matières premières produites essentiellement à l'étranger, comme le lithium, le nickel ou le cobalt.
Mais la Commission européenne avait lancé l'an dernier une consultation auprès des fabricants en vue d'ajouter certains appareils à la liste des produits bénéficiant d'une dérogation à ces règles, pour des raisons techniques ou de sécurité.
Dans le cas des montres et autres traqueurs d'activité, Bruxelles a conclu que l'extrême miniaturisation des composants et leur disposition dans les appareils créait "un risque non-négligeables de détériorer ou perforer les batteries" lors de leur changement, justifiant de réserver cette activité à des professionnels.
En outre, cela vise à préserver l'étanchéité de ces mêmes appareils mobiles, qui sont conçus pour être résistants à l'eau ou à l'humidité.
Manipuler des batteries nécessite des précautions en raison principalement du risque d'incendies, en particulier celles au lithium, matériau qui prend feu spontanément lorsqu'il est exposé à l'air.
L'obligation s'appliquera bien en revanche aux batteries de téléphones et tablettes, à l'exception notable des modèles qui présentent une durabilité élevée, comme c'est le cas dans la plupart des appareils haut de gamme.