
Depuis le mois de décembre 2019, plus de 76.000 personnes ont été contaminées par le Covid-19, le nouveau type du coronavirus. Plus de 2.200 personnes sont décédées des suites de cette infection mais tout le monde n’est pas réellement concerné par le virus.
Le Centre chinois de contrôle et prévention des maladies a effectué une première étude d’envergure sur le sujet en se basant sur les 72.314 cas confirmés, suspects, dont le diagnostique a été effectué cliniquement et ceux qui ne présentent aucun symptôme.
Ces chiffres permettent de relativiser la situation: dans quatre cas sur cinq, la maladie s’avère bénigne alors qu’elle peut avoir des suites mortelles dans environ 2,3 pourcents des cas.
Dans le détail, des symptômes légers sont détectés dans un peu plus de 80 pourcents des cas, alors que la maladie est considérée comme “grave” pour environ 14 pourcents des malades et “critique” dans un peu moins de cinq pourcents des cas.
Quelques tendances se dessinent grâce aux résultats de cette étude sans pour autant pouvoir répondre à toutes les questions. Les chercheurs concluent que le virus est particulièrement mortel pour les personnes âgées. Les seniors de plus de 60 ans sont la catégorie d’âge dans laquelle le taux de mortalité est le plus élevé. On note un taux de mortalité de 0,2 pourcent chez les personnes âgées de 0 à 39 ans.
Les personnes âgées de plus de 80 ans affichent le risque le plus élevé avec un taux atteignant un peu moins de 15 pourcents. En outre, les patients souffrant d’une autre pathologie, comme une maladie cardiovasculaire, de l’hypertension, des problèmes respiratoires chroniques ou le diabète, ont entre deux et trois fois plus de risques de succomber au nouveau coronavirus.
Depuis le début de l’épidémie, les enfants ont été épargnés car aucun décès lié au Covid-19 n’a été recensé chez les jeunes âgées de moins de 10 ans jusqu’à présent à l’exception de deux nouveaux-nés contaminés dans le ventre de leur mère.
Cette étude démontre également que le virus touche un pourcentage légèrement plus élevé d’hommes (51,4%) que de femmes (48,6%).
Les hommes sont également plus menacés par un décès des suites du virus, soit 2,8% chez les hommes contre 1,7% chez les femmes.
Enfin, l’étude conclut en précisant que l’épicentre de l’épidémie se situe encore et toujours dans et autour de Wuhan, en Chine où la majorité des contaminations et des décès sont enregistrés.
