GazaLes États-Unis bloquent à l'ONU l'appel à un cessez-le-feu humanitaire immédiat

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Le mouvement islamiste palestinien Hamas a appelé vendredi le Conseil de sécurité de l'ONU à mettre fin à la "guerre brutale" dans la bande de Gaza, où plus de 17.400 Palestiniens ont été tués en deux mois de guerre avec Israël.
© AFP

Nous appelons le Conseil de sécurité, la communauté internationale et tous les pays du monde à mettre fin à cette guerre brutale et à sauver la bande de Gaza avant qu’il ne soit trop tard”, a indiqué le bureau de presse du Hamas dans un communiqué.

Veto des États-Unis

Les États-Unis ont mis leur veto vendredi à une résolution du Conseil de sécurité appelant à un “cessez-le-feu humanitaire immédiat” à Gaza, malgré la pression du secrétaire général qui a dénoncé la “punition collective” infligée aux Palestiniens.

Le projet de résolution qui a recueilli 13 voix en faveur, une contre (Etats-Unis) et une abstention (Royaume-Uni) avait été préparé par les Emirats arabes unis après l’invocation sans précédent par Antonio Guterres mercredi de l’article 99 de la Charte des Nations unies permettant au secrétaire général d’attirer l’attention du Conseil sur un dossier qui “pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales”.

Mais les Américains, alliés d’Israël, ont répété vendredi leur hostilité à un cessez-le-feu.

“Nous ne soutenons pas les appels à un cessez-le-feu immédiat”, a insisté l’ambassadeur américain adjoint Robert Wood. “Cela planterait seulement les graines pour une future guerre, parce que le Hamas n’a aucun désir d’une paix durable”, a-t-il ajouté, déplorant également l’absence de condamnation des attaques du Hamas du 7 octobre, un “échec moral”.L’ambassadeur israélien à l’ONU Gilad Erdan a lui estimé que “le vrai chemin vers la paix est seulement de soutenir la mission d’Israël, absolument pas un appel à un cessez-le-feu”.Le projet de résolution, soulignant la “situation catastrophique dans la bande de Gaza”, exigeait “un cessez-le-feu humanitaire immédiat”. Le texte très court appelait également à la protection des civils, à la libération “immédiate et inconditionnelle” de tous les otages et à “assurer l’accès humanitaire”.

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