
C’est la première fois depuis le début de la guerre à Gaza qu’Israël frappe la capitale libanaise. Les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié du Hamas palestinien, étaient jusque là limités aux zones frontalières dans le sud du Liban.
Saleh al-Arouri a été tué avec ses gardes du corps dans une frappe israélienne qui a visé le bureau du Hamas dans la banlieue sud de la capitale libanaise, fief du Hezbollah pro-iranien, a indiqué un des responsables libanais de la sécurité.
Un photographe de l’AFP sur place a vu deux étages de l’immeuble soufflés et des voitures endommagées dans le secteur, vers lequel accouraient des ambulances.
Le Hamas a confirmé mardi que son numéro deux avait été “assassiné” dans une frappe israélienne à Beyrouth, dans une annonce relayée par les médias du mouvement. Le Premier ministre libanais a dénoncé un “crime israélien”.
“Martyre du vice-président du bureau politique du Hamas, cheikh Saleh al-Arouri, dans une frappe sioniste à Beyrouth”, a indiqué le mouvement dans une annonce diffusée par sa chaîne officielle, al-Aqsa TV et ses autres médias.
Six personnes dont le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, ont été tuées dans la frappe imputée à Israël, qui a visé le bureau du mouvement palestinien dans la banlieue de Beyrouth mardi soir, a annoncé l’agence officielle libanaise ANI.
Selon l’Agence nationale d’information (Ani), “une réunion des formations palestiniennes se tenait” dans ce bâtiment de la banlieue sud, fief du Hezbollah pro-iranien allié au Hamas, au moment de la frappe.
Saleh Arouri, accusé par Israël d’être le cerveau de nombreux attentats, a été élu en 2017 adjoint au chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh, devenant ainsi officiellement le numéro deux du mouvement islamiste.
Après avoir passé près de vingt ans au total dans les prisons israéliennes, il a été libéré en 2010 à la condition qu’il s’exile et vivait depuis au Liban.