
Des oreilles découpées, des visages lacérés, des carcasses éviscérées. Depuis près d’un an, les enquêtes se multiplient en France suite à des actes barbares perpétrés contre des chevaux, des poneys, des ânes...
Des actes isolés qui se sont répandus dans différentes régions de France, et qui laissent deviner, par leur ampleur et leur fréquence, que plusieurs auteurs sont impliqués. En effet, des chevaux ont été parfois mutilés à des centaines de kilomètres de distance et à très peu de temps d’intervalle.
Ces histoires, ultra-médiatisées, ont alimenté la psychose, et la moindre blessure a alors été interprétée comme le fait d’un tortionnaire d’animaux. Pourtant, la majorité des cas recensés n’aurait rien à voir.
Ainsi, la gendarmerie dit avoir reçu des signalements, depuis le début de l’année, pour “499 faits d’actes de cruauté ou de décès d’équidés”. Mais , 300 signalements déclarés aux gendarmes ont été écartés, soit 80% des cas, rapportent nos confrères de RTL en France.
Il s’agit par exemple de chevaux qui se blessent seuls (ornière, clôture...) ou qui sont attaqués par des animaux (chiens, corbeaux, etc.). De fait, ce sont souvent les parties proéminentes et fragiles, faciles d’accès pour les charognards (comme les yeux ou les parties génitales) qui sont attaquées.
Il reste donc près de 20% de décès et blessures qui méritent d’être éclaircis. Car les coupables restent pour l’instant impunis. Plusieurs hypothèses ont été soulevées: un défi sordide sur Internet,des rites sataniques, des actes zoophiles accompagnés de violences, ou tout simplement un phénomène de mimétisme... Aucune piste n’est privilégiée à ce stade car les enquêteurs sont confrontés à plusieurs difficultés: les faits se déroulent dans des zones rurales moins équipées en vidéosurveillance, souvent la nuit et sans témoin.