
La marine israélienne a une nouvelle fois intercepté des navires de la flottille internationale d'aide à Gaza. L'incident s'est produit dans les eaux internationales, à l'ouest de Chypre, à environ 250 milles marins de Gaza. La cinquantaine de navires avait pris la mer jeudi depuis le sud-ouest de la Turquie.
Selon ses organisateurs, l'objectif de la flottille était d'acheminer des fournitures d'aide humanitaire vers la bande de Gaza, en contournant le blocus israélien. D'après les militants, les soldats israéliens ont intercepté le premier bateau en plein jour. Les organisateurs parlent d’une attaque israélienne et accusent Israël de "violations du droit maritime international et d’enlèvement de civils pacifiques".
Selon eux, environ 400 personnes ont été arrêtées. Parmi elles se trouveraient deux personnes résidant au Luxembourg. On ignore où se trouvent ces personnes à l'heure actuelle.
Israël défend son action et parle de provocation. Le "plan malveillant" visant à briser le blocus contre les "terroristes du Hamas à Gaza" a été interrompu, a déclaré lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
"L'objectif de cette provocation est de servir le Hamas, de détourner l'attention du refus (du groupe) de désarmer et d'entraver les progrès du plan de paix du président (américain Donald) Trump", a-t-il estimé.
Malgré les appels répétés de la communauté humanitaire internationale à laisser affluer l'aide à Gaza et une trêve en vigueur depuis octobre 2025, Israël continue d'imposer un blocus au petit territoire.
Les autorités rejettent les critiques. "La bande de Gaza est inondée d'aide. Rien que depuis octobre, plus de 1,58 million de tonnes d'aide humanitaire et des milliers de tonnes de fournitures médicales sont entrées à Gaza", a assuré le ministère.
Israël avait déjà intercepté une précédente flottille dans les eaux internationales au large de la Grèce le 30 avril, relâchant rapidement en Crète la plupart des militants à bord, mais arrêtant deux d'entre eux, détenus plusieurs jours avant d'être expulsés.
Des ONG ont dénoncé des arrestations illégales, affirmant que les deux hommes avaient subi des mauvais traitements durant leur incarcération en Israël - des allégations niées par Israël.