
Cette annonce a suscité des interrogations et des critiques sur une possible intervention politique, l'administration Trump ayant multiplié depuis début 2025 les mesures contre les politiques de diversité et d'inclusion, notamment en faveur des femmes.
"Aucun responsable nommé par le pouvoir n'intervient dans le processus de sélection de l'équipage", a assuré le chef de la Nasa Jared Isaacman dans un long message sur le réseau social X en réponse à ces "réactions allant de la déception à l'indignation".
La Nasa a annoncé mardi que l'équipage serait composé de l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à prendre part à une mission Artémis, et de trois Américains: Randy Bresnik, qui commandera la mission, Andre Douglas et Frank Rubio.
Si l'un est afro-américain et l'autre latino-américain, l'équipage ne compte aucune femme, contrairement à celui d'Artémis II, qui a fait en avril le tour de la Lune pour la première fois depuis la fin des missions Apollo, il y a plus de 50 ans.
Cette absence a d'autant plus fait réagir que depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait supprimer du site internet de la Nasa l'engagement à envoyer dans les années à venir la première femme et la première personne de couleur sur la surface lunaire, jetant le doute sur la composition des futurs équipages des missions Artémis.
Insistant sur le rôle joué par les femmes, qui occupent notamment "près de 50% des postes de direction de centres" et de missions à la Nasa, Jared Isaacman a suggéré que l'agence pourrait en nommer sur les missions futures.
"Ceux qui soulèvent cette préoccupation ne sont peut-être pas conscients du vivier d'équipages qui se préparent déjà à rejoindre la Station spatiale (internationale), ou de ceux qui ont suivi une formation spécifique aux missions lunaires et qui seraient de meilleurs candidats à une future mission en surface", a-t-il écrit.
Annoncé sous la présidence de Joe Biden, l'équipage de la précédente mission Artémis II tranchait avec ceux des missions Apollo, qui n'avaient emmené que des hommes blancs.
Ses membres, Christina Koch, Victor Glover, et le Canadien Jeremy Hansen sont devenus respectivement la première femme, le premier astronaute noir et le premier non-Américain à survoler l'astre.