
Donald Trump a relancé vendredi l’idée d’une acquisition du Groenland par les États-Unis. Lors d’une réunion à la Maison-Blanche avec de grandes compagnies pétrolières américaines, le président a affirmé vouloir parvenir rapidement à un accord avec le Danemark, évoquant l’utilisation de «la manière douce» ou de «la manière forte», rapporte BFMTV.
Face à la presse, le président américain a assuré être favorable au Danemark, tout en contestant la légitimité de sa souveraineté sur le territoire arctique. «Je suis un fan du Danemark, ils ont été très sympas avec moi», a-t-il déclaré, avant d’ajouter: «Mais vous savez, le fait qu’ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne veut pas dire qu’ils possèdent le territoire.»
Donald Trump justifie cette position par des enjeux de sécurité stratégique. Selon lui, les États-Unis doivent empêcher toute influence accrue de la Russie ou de la Chine dans l’Arctique. Toujours selon BFMTV, le président américain estime que Moscou ou Pékin pourraient chercher à s’implanter au Groenland si Washington n’intervenait pas.
La Maison-Blanche a indiqué que le président réfléchissait «activement» à une solution pour prendre le contrôle de l’île, sans exclure explicitement l’option militaire et sans préciser la forme que pourrait prendre une éventuelle transaction.
Dans un entretien accordé au New York Times, Donald Trump a reconnu que cette ambition pourrait entrer en contradiction avec les engagements des États-Unis au sein de l’Otan, dont le Danemark — Groenland compris — est membre. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a mis en garde contre un tel scénario, estimant qu’une attaque contre un pays de l’Alliance signifierait «la fin de tout».