
Les auditions des futurs commissaires se sont poursuivies mardi au Parlement européen. A 9h00, c’est Nicolas Schmit qui s’est présenté devant les députés européens. L’ex-ministre LSAP devrait être en charge de l’Emploi dans la nouvelle Commission qui sera présidée par Ursula von der Leyen.
Il a une longue expérience dans le domaine du travail et des affaires sociales, a d’emblée précisé Nicolas Schmit dans son introduction.
En tant que commissaire, son souhait est de favoriser l’emploi et l’objectif principal devra être d’avoir des gens bien formés. Selon sa vision, l’inclusion sociale doit être au coeur du dispositif.
Il veut introduire des standards élevés pour le marché du travail européen et rechercher de nouvelles voies, en dialogue permanent avec le Parlement européen, pour maintenir la stabilité du marché.
La sécurité sur le lieu de travail est un autre aspect que Nicolas Schmit souhaite privilégier. Ce n’est pas normal que des salariés courent encore des risques au travail en 2019.
L’ex-ministre luxembourgeois du Travail, veut, en tant que commissaire, renforcer les dimensions sociales et promouvoir une Europe sociale. Il faut garantir que les hommes et les femmes aient devant eux un avenir sûr pour eux, pour leurs enfants et leur famille.
Il se présente devant les députés avec un programme ambitieux. La liste n’est cependant pas complète, il faut sans arrêt prendre de nouvelles orientations dans un monde qui change de plus en plus vite, a dit Nicolas Schmit lors de son intervention.
Il va écouter et il assure qu’il travaillera en étroite coopération avec le Parlement au cours des cinq prochaines années. Il faut travailler ensemble pour rendre confiance en l’Union européenne. L’Europe est le meilleur endroit au monde où vivre et travailler.
L’intervention de Nicolas Schmit a duré 25 minutes. Ensuite, il a répondu aux questions des députés.
“Je n’ai pas souffert, mais c’était dur”, a conclu Nicolas Schmit devant la Commission du Travail du Parlement européen.
Pendant trois heures, l‘ancien ministre a plaidé – principalement en anglais, mais aussi en français et en allemand – pour plus de droits sociaux pour les salariés, mais toujours dans le respect de la souveraineté de chaque Etat membre et sans présenter de propositions concrètes.
Ainsi on ne veut ni ne peut imposer un salaire minimum européen, selon Nicolas Schmit. Dans de nombreux Etats membres, les salaires sont fixés par le biais de conventions collectives. Mais on va rechercher – dans le dialogue avec les partenaires sociaux – des instruments pour garantir que les salariés puissent vivre décemment dans toute l’Union. Si une vie décente ne leur est pas garantie, on risque que les gens tournent le dos à la politique.
A propos de l’"uberisation”, ce “dumping social par l’économie numérique”, Nicolas Schmit a dit qu’il faut respecter les gens qui veulent être indépendants. D’un autre côté, il faut garantir qu’ils ont aussi des droits, par exemple en cas d’accidents.