
Les représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats se sont réunis mardi en début d'après-midi dans le but de trouver "ensemble" des solutions à l'explosion des prix de l'énergie.
Après plusieurs heures d'échange, les trois camps se sont quittés sans annoncer d'accord. Les négociations, "à peine entamées" mardi d'après le Premier ministre, "commenceront vraiment mercredi".
Xavier Bettel a annoncé mardi soir, au micro RTL, qu'un conseil de gouvernement allait avoir lieu mercredi matin. Les membres du gouvernement auront dès lors l'occasion "d'étudier les pistes" évoquées au château de Senningen avant de retourner à la table de négociation mercredi midi.
Dans une interview exclusive, le Premier ministre luxembourgeois a parlé mardi soir "d'un sombre constat" au sein des entreprises du pays. Il a déclaré que la hausse des prix de l'énergie et les problèmes d'approvisionnement les avaient fortement impactées.
Du côté des travailleurs, pas de bonnes nouvelles non plus. "Les syndicats ont lancé un appel en insistant sur le fait que les travailleurs étaient inquiets. Il est vrai que leur pouvoir d'achat a été réduit suite à la hausse des prix de l'énergie " a-t-il ajouté.
Interrogé au sujet brûlant de l'indexation des salaires, Xavier Bettel a simplement répondu que "tous les sujets ont été abordés" avant de couper court à toute question supplémentaire en déclarant: "Le principe d'une tripartite, c'est que les négociations se fassent à l'intérieur et non pas à l'extérieur."
Malgré tout, après sept heures de discussions, le Premier ministre a fini par lâcher lors d'un court point-presse: "Nous voulons mettre en place une aide ciblée et limitée dans le temps."
Quelques détails supplémentaires nous ont été révélés mercredi matin par Patrick Dury, le président du LCGB, concernant les propositions qui ont été faites par les syndicats mardi après-midi.

Limitation des accises, augmentation des frais de déplacement, adaptation des crédits d'impôts au taux d'inflation ou encore la gelée des loyers: le syndicaliste nous a confirmé que ces mesures allaient être envisagées par le gouvernement.
M. Dury a également révélé que le patronat voulait remplacer l'index par une prime unique. Une proposition à laquelle les syndicats se sont formellement opposés. Le président du LCGB a expliqué sur nos ondes que "l'index était la seule garantie pour les personnes qui travaillent de conserver leur pouvoir d'achat".
Des déclarations qui présagent d'âpres discussions cet après-midi au château de Senningen. Le Premier ministre a, pour sa part, affirmé vouloir trouver un accord mercredi. Cependant, si les discussions devaient se prolonger, le politicien a fait savoir qu'il avait libéré son agenda afin de pouvoir poursuivre les négociations après le conseil européen qui aura lieu jeudi et vendredi à Bruxelles.
Quoiqu'il en soit, nous serons sur place pour vous informer de l'avancement de cette tripartite dont les enjeux sont capitaux. Rappelons que le déclenchement de l'index et d'éventuelles mesures pour faire baisser les prix de l'énergiepèsent dans la balance.