
La Commission européenne devrait analyser différentes pistes sur la manière dont pourraient être satisfaites toutes les ambitions financières. Le Premier ministre luxembourgeois pose un regard critique sur la collaboration en Europe. Nous nagerions bien mieux ensemble.
En revanche, la position luxembourgeoise est claire: fermer des frontières n'a jamais arrêté un virus.
Xavier Bettel:"Distance sociale ne signifie pas distance nationale, qu'on ne souhaite soudain plus se voir entre pays. J'ai encore visité un hôpital ce matin. Les médecins ont tous confirmé que si nous n'avions pas insisté sur le fait que les frontières restaient ouvertes, nous aurions eu au Luxembourg un effondrement de notre système de santé."
Les représentants de la fédération des campings luxembourgeois espèrent qu'au moins les Etats du Benelux trouveront un accord d'ici l'été, pour que leurs résidents puissent voyager dans les trois pays. Xavier Bettel a eu cette semaine des entretiens avec ses homologues belges et hollandais, mais personne ne sait encore à quoi les vacances d'été ressembleront cette année. Tout dépendra de la manière dont la situation évolue.
Xavier Bettel:"Il y a aussi de beaux endroits au Luxembourg, mais je pense que beaucoup de Luxembourgeois se réjouiraient de prendre un bon bol d'air et de se rendre dans les lieux qu'ils souhaitaient pour les prochaines grandes vacances. Mais comme je l'ai dit, je n'ai aujourd'hui aucune garantie sur ce que sera la situation. Mais, Dieu merci, nous avons Luxair, qui couvre plusieurs destinations. Il faudra alors voir avec quel pays, il y a quelle possibilité. Mais dire maintenant que chacun passera ses grandes vacances dans son propre pays, serait une situation difficile pour le Grand-Duché."
La crise du coronavirus a montré à quel point nous étions dépendants d'autres pays, notamment en Asie, par exemple, pour obtenir des masques. C'est pourquoi nous devrions nous interroger sur l'avenir de l'industrie pharmaceutique, selon Xavier Bettel. L'Europe, et le Luxembourg aussi, ont clairement un retard à rattraper dans la production des articles dont nous avons besoin aujourd'hui.
Le Premier ministre défend le fait que le Luxembourg ait commandé des masques de son côté. Si nous avions attendu la Commission, nous n'aurions pas ce que nous avons aujourd'hui, selon Xavier Bettel.